Té­lé­ro­man un jour, té­lé­ro­man tou­jours

De la Fa­mille Plouffe aux Parent, le té­lé­ro­man a tou­jours eu la cote d’amour des Qué­bé­cois.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE -

Au fil des ans, ce­pen­dant, cette va­leur sûre de la té­lé qué­bé­coise a gran­de­ment évo­lué. La sé­rie Lance et compte , dif­fu­sée il y a plus de 20 ans, a chan­gé le vi­sage de nos té­lé­ro­mans. Au pe­tit écran, au Qué­bec, il y a eu un avant et un après Lance et compte.

...ET APRÈS

Après Lance et compte, plu­sieurs sé­ries

LA FOR­MULE AVANT...

Avant la po­pu­laire sé­rie de Ré­jean Trem­blay, la plu­part des sai­sons de nos té­lé­ro­mans com­por­taient 26 épi­sodes de 30 mi­nutes cha­cun... et étaient tour­nées en stu­dio ( Rue des Pi­gnons, Terre Hu­maine, Grand­Pa­pa...).

Puis, peu à peu, les sé­ries sont sor­ties de stu­dios ( Le temps d’une paix...). Une bonne par­tie d’entre elles sont pas­sées de 30 mi­nutes à une heure. Seules les co­mé­dies de si­tua­tion ( Grosse vie, Roxy, Grande fille, Bob Grat­ton...) et Vir­gi­nie, de l’au­teure Fa­bienne La­rouche, ré­sistent tou­jours et gardent la for­mule de­mi-heure. ont vu leur du­rée pas­ser de 26 à 13 épi­sodes. Les réa­li­sa­teurs d’ici se sont mis à tour­ner comme au ci­né­ma ( Les filles de Ca­leb, Blanche, Mar­gue­rite Vo­lant...). Au cours des der­nières an­nées, il y a même eu des sa­gas de huit, six et quatre heures ( Mi­sé­ri­corde, Nos étés)...

Vé­ri­table re­li­gion pour les Qué­bé­cois, le té­lé­ro­man a long­temps at­ti­ré des cotes d’écoute fri­sant les 2 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs. À l’époque de leur plus grande po­pu­la­ri­té, Des dames de coeur et le fa­meux Jean-Paul Bel­leau ou en­core Ro­seAn­na et son Temps d’une paix fri­saient le chiffre ma­gique.

Les ré­cents son­dages (se­maine du 8 dé­cembre) ont dé­mon­tré que seules His­toires de filles et An­nie et ses hommes ont fran­chi le cap du mil­lion de té­lé­spec­ta­teurs (1,2 M). Mis à part le suc­cès mi­ro­bo­lant de La P’tite Vie (qui a même re­joint 4 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs), les té­lé­ro­mans et sé­ries qué­bé­cois ont de plus en plus de la dif­fi­cul­té à re­joindre le mil­lion de té­lé­spec­ta­teurs.

IN­TER­NET ET CHAÎNES SPÉ­CIA­LI­SÉES

Dans le dé­cor des Qué­bé­cois, In­ter­net et les chaînes spé­cia­li­sées (Ca­nal Vie, Ztélé, Ca­nal D , His­to­ria...) ont fait leur ap­pa­ri­tion au cours des der­nières an­nées. Une part du mar­ché des té­lé­ro­mans est hap­pé par ces nou­veaux joueurs.

Les dif­fu­seurs cherchent des so­lu­tions. L’ave­nir des sé­ries de­vient pré­caire. Les sub­ven­tions sont moins im­por­tantes, le mar­ché pu­bli­ci­taire est di­vi­sé en plu­sieurs joueurs et les coûts de pro­duc­tion ne di­mi­nuent pas.

Les sé­ries prennent au­jourd’hui de plus en plus de place sur le Net. La plu­part du temps, elles se re­trouvent en DVD, ce qui per­met aux té­lé­spec­ta­teurs de les vi­sion­ner sans pause pu­bli­ci­taire et avec de nom­breux in­édits ( bloo­pers, en­tre­vues avec les ve­dettes, les réa­li­sa­teurs...). Bien ma­lin ce­lui qui pour­rait pré­dire l’ave­nir de ce grand plai­sir des Qué­bé­cois qu’est le té­lé­ro­man...

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