L’HUMOUR, L’EN­FANT GÂTÉDE LA­CRISE

« En temps de crise, l’humour est ga­gnant, parce que les gens ont plus que ja­mais be­soin de se di­ver­tir et sur­tout de rire », au dire des or­ga­ni­sa­teurs du Grand Rire de Qué­bec.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CRISE ÉCONOMIQUE -

« Lorsque son bud­get de­vient plus ser­ré, le consom­ma­teur se montre plus sé­lec­tif dans ses choix de sor­tie. Mais il a be­soin de se di­ver­tir et sur­tout de rire. En temps de crise, l’humour de­vient l’en­fant gâ­té de la culture », té­moignent Syl­vain Pa­rentBé­dard, pré­sident, et Ma­rio Gre­nier, di­rec­teur de la pro­gram­ma­tion du fes­ti­val d’humour de Qué­bec.

Ils sont à pré­pa­rer leur pro­chaine édi­tion — leur dixième — en pré­voyant y consa­crer le même bud­get que l’an der­nier (7 mil­lions). « On va même aug­men­ter le nombre de re­pré­sen­ta­tions en salle », se­lon les deux di­ri­geants, heu­reux de consta­ter que la pré­vente des soi­rées de gala sur­passent les ré­sul­tats de l’an der­nier. « Il n’en de­meure pas moins que nous sommes plus pru­dents que ja­mais dans l’éla­bo­ra­tion de notre pro­gram­ma­tion. Nous en­ten­dons nous dé­mar­quer en pri­vi­lé­giant les concepts ori­gi­naux », af­firment des por­te­pa­role de l’or­ga­ni­sa­tion de Qué­bec, tou­jours en ri­va­li­té avec le fes­ti­val mon­tréa­lais Juste pour rire.

COM­MAN­DI­TAIRES FRI­LEUX

« On per­çoit des signes de si­tua­tion éco­no­mique plus dif­fi­cile, non pas chez le consom­ma­teur, mais dans la re­cherche de nou­veaux partenaires com­mer­ciaux. Il est plus dif­fi­cile de re­cru­ter de nou­veaux com­man­di­taires. Les com­pa­gnies y pensent à deux fois avant d’in­ves­tir. Elles ana­lysent da­van­tage que par le pas­sé leur re­tour sur in­ves­tis­se­ment et sont plus fri­leuses. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.