Pour l’amour de l’art

Pas­sé maître dans l’art de l’over­sam­pling, Jo­seph Ar­thur est ce genre d’ar­tiste à faire fi des ten­dances. Il tra­vaille pour l’art. Une qua­li­té que les Qué­bé­cois ont vite fait de re­con­naître, si bien que le chan­teur et gui­ta­riste new-yor­kais s’amène, le 17

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Philippe Renault Le Jour­nal

Bien qu’on l’ait dé­jà vu à l’oeuvre seul avec sa gui­tare et sa pé­dale d’over­sam­pling, Ar­thur se­ra en­tou­ré de son groupe The Lo­ne­ly As­tro­nauts à l’oc­ca­sion de ce pas­sage.

Un groupe avec qui il a gran­di ar­tis­ti­que­ment au fil des an­nées, pour at­teindre une sym­biose par­faite sur son der­nier al­bum, Tem­po­ra­ry People.

« Le groupe fait in­du­bi­ta­ble­ment par­tie in­té­grante de l’al­bum. Il y a quelque chose de très rock’n’roll dans notre re­la­tion. Une sorte de sur­vie com­mune et d’ami­tié. Ça res­semble beau­coup à un ma­riage. Nous évo­luons en pas­sant par dif­fé­rentes phases », ex­plique-t-il au bout du fil. Mal­gré cette for­mule full band, ce­lui dont le nom est éga­le­ment as­so­cié aux arts vi­suels se pro­met bien de gar­der des mo­ments où il se re­trou­ve­ra seul face à son pu­blic. « Oui, il y au­ra le groupe, mais je vais aus­si jouer seul », pré­cise-t-il.

Les fans n’au­ront ce­pen­dant la chance de

SEUL FACE AU PU­BLIC

voir l’ar­tiste peindre une oeuvre sous leurs yeux, comme il en avait pris l’ha­bi­tude à ses dé­buts.

« J’ai dé­ci­dé d’ar­rê­ter de faire ça. Je le fai­sais sur­tout lors de mes pre­mières tour­nées », rap­pelle ce­lui qui pos­sède sa propre ga­le­rie d’art à New York, nom­mée The Mu­seum of Modern Ar­thur.

L’ART AU SER­VICE DE L’HU­MA­NI­TÉ

L’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète a eu la chance de faire par­ler de lui pour de bonnes rai­sons il y a quelques se­maines, en s’as­so- ciant au ma­ga­zine (Red) Wire. Il a of­fert une per­for­mance fil­mée de sa chan­son Tem­po­ra­ry People à l’oc­ca­sion du lan­ce­ment.

Ce ma­ga­zine mu­si­cal dis­po­nible sur In­ter­net a été ini­tié par nul autre que Bo­no. Il en coûte 5 $ pour s’abon­ner et la moi­tié de cet ar­gent sert di­rec­te­ment à l’achat de mé­di­ca­ments contre le si­da en Afrique.

She­ryl Crow, Jay-Z, Cold­play et Dead Cab for Cu­tie se sont éga­le­ment as­so­ciés au pro­jet.

« Ce sont des amis qui connaissent Bo­no et qui sont im­pli­qués dans le ma­ga­zine qui m’ont de­man­dé si j’étais in­té­res­sé à faire quelque chose. Au­tant le pro­jet glo­bal que le fait de mettre ma mu­sique au ser­vice de cette cause m’ont in­ter­pel­lé », évoque-t-il.

Ce der­nier n’en est d’ailleurs pas à sa pre­mière im­pli­ca­tion hu­ma­ni­taire. Il y a quelques an­nées, il s’est ren­du en Ou­gan­da afin de don­ner des le­çons de pein­ture.

« Il n’y a rien de mieux que d’avoir la chance de don­ner. Je pense que tous les gens fe­raient la même chose s’ils en avaient l’oc­ca­sion », dit-il en ter­mi­nant.

PHOTO LES ARCHIVES, HUGO-SÉ­BAS­TIEN AU­BERT

JO­SEPH AR­THUR

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