Un loi­sir ac­ces­sible

« En temps de ré­ces­sion éco­no­mique, le livre se porte mieux. Le livre de­meure un loi­sir éco­no­mique. »

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES -

La di­rec­trice gé­né­rale de l’As­so­cia­tion des li­braires du Qué­bec, Mme Lise Desrochers, re­con­naît que l’en­semble des membres de son as­so­cia­tion ne sont pas « in­quiets à court terme » de­vant la crise éco­no­mique que de­vrait connaître le Qué­bec cette an­née. « À 25 $-30 $ ou même 40 $, un livre de­meure ac­ces­sible. C’est moins coû­teux que d’al­ler au théâtre. Al­ler sou­per dans un bon res­tau­rant coûte un mi­ni­mum de 100 $. Nous sommes loin du prix d’un livre. Et un livre, toute la fa­mille peut le lire », dit-elle. Se­lon Mme Desrochers, les ventes de livres se sont main­te­nues au cours de la pé­riode des Fêtes que nous ve­nons de tra­ver­ser.

Par ailleurs, l’éditeur in­dé­pen­dant Mi­chel Brû­lé (Les In­tou­chables : Bryan Per­ro, In­dia Des­jar­dins), se de­mande si le Qué­bec connaî­tra vrai­ment une crise éco­no­mique. « Je suis op­ti­miste. J’ai tou­jours es­sayé de trou­ver les moyens de vendre mes livres le moins cher pos­sible... Si les chiffres de vente baissent de 20 %, 30 % ou 40 %, on ver­ra, mais ce n’est pas le cas pour le mo­ment. »

Dans un autre ordre d’idées, Mi­chel Brû­lé dit que le prix du bois, tou­jours en crois­sance, ne nuit pas à la pu­bli­ca­tion de ses ou­vrages et ne re­porte pas ses pro­jets. « Ça fait des an­nées que je pu­blie mes livres avec du pa­pier re­cy­clé. J’ai ac­cep­té de payer plus cher au dé­part », ter­mine M. Brû­lé.

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