Les joies de l’hi­ver dans la fo­rêt Drum­mond

Pen­dant que pe­tites rues et trot­toirs gla­cés fai­saient ra­ger ci­ta­dins et ban­lieu­sards contre l’hi­ver, j’ai pris l’au­to­route 20 pour al­ler vers Drum­mond­ville. À la sor­tie 181, une route de cam­pagne mène au sec­teur Saint-Joa­chim-de-Cour­val, où se trouve La

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME - Alain Demers Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Mal­gré la pluie de la veille, les condi­tions étaient bonnes pour la glis­soire sur tube. Je me suis donc em­pres­sé d’ache­ter deux billets. Pour ma fille de six ans et pour moi, un bloc de quatre heures a coû­té 20,50 $. C’est deux fois moins cher que dans les centres de glis­sade les plus po­pu­laires.

Bien en­ten­du, les des­centes sont moins longues et moins ra­pides que dans les grands centres de glisse. Et les pentes sont beau­coup moins nom­breuses. Mais pour un après-mi­di avec un en­fant en bas âge, les trois cou­loirs sur neige bat­tue de La Cour­val­loise m’ont sem­blé conve­nables.

GLIS­SADE AGRÉABLE

Dès le dé­part, l’en­droit m’a plu. Du haut de la côte, on a un beau point de vue sur la ri­vière Saint-Fran­çois et les ra­pides Spi­cer. Pour glis­ser, il n’y avait pas de longues files d’at­tente.

Les pré­po­sés, des gars et des filles dans la jeune ving­taine, étaient sou­riants et vi­si­ble­ment contents d’être là, en plein air. Cour­tois avec tout le monde, ils ai­daient pa­rents et en­fants à bien se pla­cer pour une des­cente agréable.

À pre­mière vue, la pente a l’air de rien, mais dès la pre­mière des­cente, j’en ai per­du mon casque! Fi­na­le­ment, ça glisse plus vite que je le pen­sais. Sur­tout dans la po­si­tion du pe­tit train.

À toutes les des­centes, ma fille criait et riait. Dès que nous étions arrêtés, elle par­tait en cou­rant avec son tube jus­qu’au re­monte-pente. Toutes les pe­tites fa­milles que nous avons croi­sées s’amu­saient fol­le­ment. Comme quoi le plai­sir de glis­ser ne se me­sure pas for­cé­ment à la lon­gueur de la pente.

SEN­TIERS

La Cour­val­loise, c’est aus­si un ré­seau de dix sen­tiers dans la fo­rêt Drum­mond pour la marche, la ra­quette ou le ski de fond. Même s’ils ne sont pas très longs, ils donnent l’oc­ca­sion de pas­ser de bons mo­ments.

Le sen­tier no 8, Le Pa­no­ra­mique, nous per­met de lon­ger les ra­pides Spi­cer à pied, sur une dis­tance d’un ki­lo­mètre. Le sen­tier no 9, Le Pion­nier, forme un cir­cuit en boucle de deux ki­lo­mètres, ac­ces­sible en ra­quettes.

Même ge­lé, l’étang amé­na­gé par Ca­nards Il­li­mi­tés de­meure un at­trait. Il y a tou­jours de la vie au­tour de tels en­droits, comme le montrent les traces de re­nard et de che­vreuil. Le sen­tier no 1, La Jonc­tion, y mène.

En ski de fond, le tra­jet de trois ki­lo­mètres se fait en un rien de temps. À pied, ça se fait quand même as­sez bien pour un mar­cheur ha­bi­tué, mais c’est un peu trop long avec des en­fants.

Les ama­teurs de ski de fond en pas de pa­tin ont un beau pe­tit cir­cuit de huit ki­lo­mètres à leur por­tée. Il s’agit du sen­tier no 2, La Plan­ta­tion.

Tout compte fait, il y a tout ce qu’il faut pour nous faire ap­pré­cier l’hi­ver à La Cour­val­loise.

PHOTO LE JOUR­NAL

La glis­soire sur tube est l’une des joies de l’hi­ver à La Cour­val­loise, dans le sec­teur SaintJoa­chim-de-Cour­val, à Drum­mond­ville.

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