« Nos choix peuvent chan­ger nos vies »

Une en­tre­prise en plein es­sor, des rôles qui se mul­ti­plient au ci­né­ma et son troi­sième al­bum en pré­pa­ra­tion, dé­ci­dé­ment, Ca­ro­line Né­ron, que l’on pour­ra voir dans le film 3sai­sons, pos­sède plus d’une corde à son arc.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Ni­cho­las La­val­lée Le Jour­nal

∫ Parle-moi de Sa­sha, ton

per­son­nage dans

Je la sens mal­heu­reuse. Ce per­son­nage est très dif­fé­rent des femmes fortes que j’ai pu jouer par le pas­sé. Sa­sha est une fille qui souffre d’in­sé­cu­ri­té et qui a beau­coup de dif­fi­cul­té à faire des choix. Lors­qu’elle tombe en­ceinte, elle hé­site entre la sta­bi­li­té fi­nan­cière que lui offre son conjoint et la li­ber­té de vo­ler de ses propres ailes. Nos choix peuvent chan­ger nos vies.

∫ Le réa­li­sa­teur a par­fois de­man­dé aux ac­teurs d’im­pro­vi­ser. Étais-tu à l’aise avec ça?

Ça fait long­temps que j’at­ten­dais l’oc­ca­sion de tra­vailler de cette fa­çon. L’improvisation nous a per­mis d’ajou­ter des mots et des re­gards qui rendent les per­son­nages en­core plus hu­mains. Jus­qu’à main­te­nant, mes im­pro­vi­sa­tions étaient di­ri­gées vers l’humour, mais dans ce cas-ci, j’ai dû com­po­ser avec le drame. C’est beau­coup plus in­tense et j’ai dû me lais­ser al­ler et faire confiance à mon par­te­naire de jeu, Ro­ma­no Or­za­ri.

∫ Au­rons-nous droit à un nou

veau disque bien­tôt?

J’ai re­com­men­cé à en­traî­ner ma voix et je dois re­ce­voir des textes en fé­vrier. Je compte par­ti­ci­per moi-même à l’écri­ture de cer­taines chan­sons. Sur le plan mu­si­cal, ce se­ra un al­bum aux in­fluences soul, plus près de mon pre­mier disque. Une chose est sûre : la scène me manque énor­mé­ment.

∫ Pour­quoi?

Sur scène, il y a tou­jours de la ma­gie, une sorte de li­ber­té ab­so­lue. Pour moi, faire de la mu­sique est thé­ra­peu­tique. Ça me dé­tend et j’ai l’im­pres­sion que ça me rend zen.

∫ Après un se­cond al­bum qui n’a pas connu un franc suc­cès, plu­sieurs au­raient aban­don­né, mais pas Ca­ro­line Né­ron…

En­core au­jourd’hui, j’es­time que mon deuxième al­bum était réus­si. Pour moi, ce fut un beau trip avec un réa­li­sa­teur pour le­quel j’avais eu un coup de coeur, mais on ne peut pas contrô­ler la cri­tique… Heu­reu­se­ment, j’ai plu­sieurs cordes à mon arc et j’ai eu la chance de faire plus de ci­né­ma par la suite.

∫ Tu as d’ailleurs tour­né à l’é

tran­ger…

J’ai ob­te­nu un rôle se­con­daire dans le film amé­ri­cain Let the Game Be­gin, dans le­quel j’in­carne une sé­duc­trice qui vient bri­ser un ma­riage. J’ai aus­si tour­né aux cô­tés de l’ac­teur Eric Bal­four dans Rise of the Gar­goyle, dans le­quel je joue une jour­na­liste en quête de l’his­toire qui lan­ce­ra sa car­rière.

∫ Où trouves-tu le temps de t’oc­cu­per de ta com­pa­gnie de bi­joux?

Il faut croire que je suis wor­ka­ho­lic, car l’en­tre­prise évo­lue ex­ces­si­ve­ment vite. Il y a quatre ans, j’ai plon­gé dans cette aven­ture comme une ar­tiste da­van­tage que comme une femme d’af­faires. Au­jourd’hui, j’ai 20 em­ployés à ma charge, les bi­joux sont ven­dus à plus de 100 en­droits au Qué­bec et nous avons ré­cem­ment ou­vert un bu­reau à Paris. Les choses vont plu­tôt bien pour nous.

PHOTO LE JOUR­NAL

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