Le dé­clic au bout du clic

Ila­suc­com­béen­voyant­se­syeux­bleus­pé­tillants.El­lea su que c’était­luià­cause de­son sou­rire.Bien­sûr,il l’afait rire.Au-de­là de leur his­toire d’amour,Shir­ley Byrns et Mar­tinAu­bu­tof­frent­leurs­con­seils­com­medes Cu­pi­dons­du­mon­de­vir­tuel­dan­sun­li­vre­qu’ils­jugent es­sen­tiel

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Clau­dia Larochelle Le Jour­nal

Comment avoir la meilleure fiche pos­sible? Quelles er­reurs évi­ter? Comment adop­ter des com­por­te­ments sé­cu­ri­taires? Le couple de Mon­tréa­lais sait de quoi il parle quand il s’agit de sites de ren­contre comme Ré­seau Contact où ils se sont non seule­ment ren­con­trés, mais où, après le dé­but de leur union, Mar­tin Au­but a été em­bau­ché comme di­rec­teur gé­né­ral. « J’étais le meilleur suc­cess sto­ry pour croire en mon pro­duit! » com­mente-t-il avec un sens de l’humour in­con­tes­table, ce­lui-là même qui a sé­duit Shir­ley. « Je ne le ré­pé­te­rai ja­mais as­sez aux gars qu’il faut faire rire les filles, que c’est vrai­ment un must », pour­sui­til.

DE GOUR­MAND À RAS­SA­SIÉ

« Il faut aus­si sen­tir qu’il y a un pe­tit chal­lenge avec l’autre, qu’il n’est pas ga­gné si fa­ci­le­ment », ajoute Shir­ley Byrns, qui n’a pas eu l’im­pres­sion de lui être tom­bée dans l’oeil d’em­blée, quoi qu’il en dise. Il faut dire qu’il avait eu des ren­dez-vous avec plus de 25 filles en un an, qu’il me­nait une vie de cé­li­ba­taire gour­mand et que le couple n’était pas prio­ri­taire. Quelques ren­dez-vous et une jambe cas­sée qui as­sa­git plus tard, il de­ve­nait le « fier chevalier ser­vant de ma­dame », com­blé et sûr d’avoir trou­vé celle avec qui il fe­rait un long bout de che­min. Ils parlent même d’avoir des en­fants… Mais chaque chose en son temps.

Étant tous deux am­bi­tieux et per­for­mants, ils au­raient dif­fi­ci­le­ment pu for­mer un couple avec une per­sonne qui ne com­prend pas le rythme de tra­vail du jeune pro­fes­sion­nel am­bi­tieux. « J’aime que ma blonde ait du ca­rac­tère, qu’elle fonce et qu’elle soit am­bi­tieuse », ex­prime-t-il. « En contre­par­tie pour­suit-elle, s’il sou­hai­tait ren­con­trer une fille avec ce genre de per­son­na­li­té, il ne peut pas s’at­tendre à ce que je sois à la mai­son à 17 h tous les soirs. Je ré­pète sou­vent aux gens qu’ils ne peuvent pas tout avoir. »

DUR DUR DUR

« Work hard, play hard. » Ce dic­ton ins­crit sur la fiche du Ré­seau de Shir­ley Byrns ré­vé­lait une par­tie de sa phi­lo­so­phie per­son­nelle. « J’ex­plique aux lec­teurs que pour qu’il y ait un dé­clic entre deux per­sonnes, elles doivent par­ta­ger des va­leurs et des pas­sions. »

Le couple s’en est aper­çu lors­qu’en voi­ture, en route vers les mon­tagnes en­nei­gées, leurs planches sur le toit, ils ré­di­geaient par­fois quelques pas­sages de leur ou­vrage. L’or­di­na­teur ou­vert sur les ge­noux, elle ré­écri­vait pen­dant qu’il pre­nait place au vo­lant, lui sug­gé­rant des tour­nures de phrases ou des idées.

Avec ce livre, ils mettent à pro­fit leurs connais­sances et réa­lisent un rêve en pu­bliant. Et puis, ils sont com­plices. Ça s’en­tend. Elle n’en di­ra pas plus sur leurs pro­jets fu­turs. Lui non plus. Leur si­lence parle le lan­gage des amou­reux. Comment ren­con­trer l’âme soeoeur sur In­ter­net pa­raî­tra ce mar­di aux édi­tions La Goé­lette.

PHOTO PAS­CAL RAT­THÉ

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