Tête bais­sée vers sa nou­velle des­ti­née

À 32 ans, Vé­ro­nic Di­Caire change de cap et em­prunte une nou­velle route à bord d’un gi­gan­tesque na­vire, les voiles grandes ou­vertes.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Agnès Gau­det Le Jour­nal

Pour ex­pli­quer ce qui lui ar­rive, de­puis qu’elle a joint la grosse ma­chine de Re­né An­gé­lil et Cé­line Dion, Vé­ro­nic Di­Caire dé­clare à son en­tou­rage que des nou­velles voiles et de nou­veaux membres d’équi­page s’ajoutent à son na­vire. La fille sait que toutes les portes peuvent dé­sor­mais s’ou­vrir pour elle.

Au sein des Pro­duc­tions Fee­ling, en­tou­rée des An­gé­lil, Dion, Du­pré, Ma­rio Le­febvre et plu­sieurs autres, Vé­ro­nic est à l’aise et en confiance.

« Ces gens-là sont vrais. Ils ne sont pas des stars et ils sont tel­le­ment simples. Et puis avec eux, c’est l’es­prit de fa­mille qui règne, quelque chose qui a tou­jours été im­por­tant pour moi qui re­ce­vais mes mu­si­ciens à sou­per à la fin des tour­nées. Cette équipe, c’est gros, mais tel­le­ment fa­mi­lial.

« Dans mes rêves pro­fes­sion­nels les plus fous, je n’ai ja­mais rê­vé à ça. Ja­mais je n’au­rais pen­sé me joindre à eux, sur­tout en tant que show girl. »

DU PA­TE­LIN D’EM­BRUN

De­puis tou­jours, Vé­ro­nic Di­Caire s’en­tê­tait à se li­mi­ter au mé­tier de chan­teuse. Ques­tion de bien se concen­trer, elle por­tait des or­nières. Son gé­rant et amou­reux de­puis seize ans, Ré­mon Bou­le­rice, avait beau lui dire de di­ver­si­fier son ma­té­riel, d’ex­ploi­ter son cô­té imi­ta­trice, elle fer­mait les yeux.

« Je ve­nais du pe­tit pa­te­lin d’Em­brun en On­ta­rio. Dans un pe­tit vil­lage comme ce­lui-là, c’est presque im­pos­sible de de­ve­nir chan­teuse po­pu­laire, ex­plique-t-elle. J’ai dé­mé­na­gé à Mon­tréal et j’ai tas­sé tous les élé­ments qui pou­vaient se mettre en tra­vers de ma car­rière de chan­teuse. »

C’est en pré­pa­ra­tion de son troi­sième al­bum dans le sous-sol de Marc Du­pré que les choses ont chan­gé. Vé­ro­nic se voyait of­frir la chance de faire la pre­mière par­tie de Cé­line Dion, Marc s’étant dé­sis­té.

« Sur le coup, je n’étais pas sur­ex­ci­tée, avoue Vé­ro­nic. J’étais en état de choc. J’ai dit OK. Mais je sa­vais tout le tra­vail et le dé­fi qui m’at­ten­daient. Dès que j’ai com­men­cé le tra­vail, l’ex­ci­ta­tion est ve­nue. Je réa­li­sais dans quelle belle aven­ture je me je­tais. À la mi­nute où j’ai tra­vaillé au Centre Bell, je me suis dit Let’s go ! Je sa­vais que c’était là ma voie et… mes voix. J’étais ren­due là. »

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