Cocktail ra­fraî­chis­sant

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE -

Tu veux sa­voir ce qui peut plaire ou pas? De­mande-le à tes fans… Ça marche.

Alors qu’elle était en pré­pro­duc­tion, la bande de Franz Fer­di­nand s’of­frait d’in­ti­mistes bains de foule dans de pe­tits clubs et pubs dans le coin de Glas­gow, his­toire de me­su­rer l’im­pact des chan­sons à ve­nir. Une opé­ra­tion pro­fi­table au pos­sible.

« Per­sonne ne va être plus hon­nête face à vous qu’un pu­blic pour le­quel vous jouez une chan­son pour la pre­mière fois, note Paul Thomp­son. C’est comme une ré­ac­tion phy­sique. On ne peut pas feindre une émo­tion pa­reille. »

RÉ­SUL­TATS ÉTON­NANTS

L’iro­nie, c’est que l’exer­cice a me­né à des ré­sul­tats éton­nants.

« On a joué cer­taines chan­sons qu’on ai­mait vrai­ment beau­coup, mais qui n’ont pas eu la ré­ac­tion qu’on es­comp­tait, note Ka­pra­nos, sou­rire en coin. À l’in­verse, une chan­son comme Ulysses, par exemple, a eu un im­pact bien plus per­cu­tant que ce à quoi on s’at­ten­dait. »

Au fi­nal, To­night : Franz Fer­di­nand épouse les an­ciennes ra­cines (rock, pop) du groupe, mais verse éga­le­ment vers des in­fluences élec­tro, dance, et même des ef­fluves va­gue­ment psy­ché­dé­liques qui offrent un cocktail ra­fraî­chis­sant et goû­teux.

« Le pre­mier disque était aven­tu­reux et le deuxième était son pro­lon­ge­ment. Quand on com­pose un al­bum, on ne com­pose pas que des chan­sons, mais on tisse aus­si une iden­ti­té so­nore. Ça ne tombe pas du ciel. C’était l’in­ten­tion pour cet al­bum et je pense qu’on a at­teint notre but. »

– Philippe Rez­zo­ni­co

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