«Si­mo­ne­por­te­le­film sur­se­sé­paules»

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Éton­nam­ment, la réa­li­sa­trice So­phie De­raspe a choi­si Ma­rieHé­lène Bellavance, une ar­tiste en arts vi­suels et dan­seuse qui en est à sa toute pre­mière ex­pé­rience de jeu et de ci­né­ma, pour in­ter­pré­ter Si­mone, le rôle prin­ci­pal de Signes vi­taux.

« Je l’ai vue dans un spec­tacle de danse et j’ai tout de suite su qu’elle était celle que je cher­chais. Son corps, sa lu­mière, sa pho­to­gé­nie, ses yeux. L’as­pect phy­sique du corps hu­main m’in­té­res­sait, tant chez les jeunes que chez les plus âgés.

C’est aus­si pour ça que j’ai choi­si Da­nielle Oui­met pour in­ter­pré­ter une mou­rante. On ne fait au­cu­ne­ment ré­fé­rence à sa car­rière, mais elle trim­balle toute une au­ra avec elle », confie la ci­néaste. « Si­mone ne parle pas beau­coup. Son rôle est plus phy­sique que par­lé, mais elle porte tout le film sur ses épaules. »

N’ayant au­cune for­ma­tion en jeu, Marie-Hé­lène Bellavance avoue avoir été sur­prise d’être pres­sen­tie pour jouer dans un film. « Mais je n’avais pas non plus de for­ma­tion en danse... Pour moi, c’est un beau dé­fi à re­le­ver et une ex­pé­rience que je vois comme un pro­lon­ge­ment à ma pra­tique en arts vi­suels.

« Je me suis conten­tée d’être à l’écoute et de me lais­ser gui­der. Dans le film, il y a des scènes as­sez émo­tives, c’est comme une école ac­cé­lé­rée. Je me sens comme une éponge. C’est une ex­pé­rience en­ri­chis­sante et je pour­rais éven­tuel­le­ment être in­té­res­sée à in­ter­pré­ter un autre rôle, un jour, mais je n’ai pas en­core as­sez de re­cul pour éva­luer l’im­pact que ça peut avoir dans ma vie, ma car­rière.

« Pour l’ins­tant, je vais me conten­ter de re­tour­ner à la danse et aux arts vi­suels », avoue la co­mé­dienne en herbe.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.