Vo­guer sur les flots de la mer ou de la ri­vière

DAYTONA BEACH, Flo­ride — Que ce soit à bord d’un voilier, d’un ca­ta­ma­ran, d’un Zo­diac ou d’un pon­ton, vo­guer sur les eaux qui cein­turent Daytona Beach en met­tra plein la vue aux plai­san­ciers.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME - Jean-Mi­chel Na­has Le Jour­nal

Dif­fi­cile de ré­sis­ter à l’ap­pel de la ri­vière Ha­li­fax ou de la mer quand on contemple les nom­breux ba­teaux amar­rés à l’une des ma­ri­nas de la ville. Des ef­fluves de pois­son et de sel nous chatouillent les na­rines. On a im­mé­dia­te­ment en­vie de le­ver l’ancre.

C’est là qu’Eric West fait son en­trée. Avec sa barbe gri­son­nante, ses yeux perçants et son teint ba­sa­né, il a tout du ca­pi­taine pas­sion­né. Ça tombe bien puis­qu’il se­ra le seul maître à bord de l’Eagle Yacht, à bord du­quel nous ap­pren­drons les ru­di­ments du nautisme.

« Vous, mon­tez sur le pont et sai­sis­sez fer­me­ment le câble blanc », m’or­don­net-il, quelques mi­nutes après notre dé­part. Grâce à des ordres aus­si pré­cis – qu’on res­pecte à la lettre –, on a tôt fait de se prendre pour Jacques Cous­teau.

GOU­VER­NER LE VOILIER

Le ca­pi­taine West nous confie aus­si du­rant de longues mi­nutes la gou­verne du voilier de 36 pieds qui file par­fois jus­qu’à près de 10 noeuds (18 km/h). Dé­sta­bi­li­sant!

Lorsque nous ne sommes pas sol­li­ci­tés pour nouer un cor­dage au mât, il fait bon s’étendre à l’avant du voilier pour sa­vou­rer les chauds rayons et la fine brise.

Si les vents ne soufflent pas trop fort, l’Eagle Yacht sor­ti­ra du che­nal et s’élan­ce­ra le long des berges de l’At­lan­tique. Une ex­pé­rience gri­sante.

Ceux qui ne raf­folent pas des tâches de ma­te­lot trou­ve­ront da­van­tage leur compte avec le ca­ta­ma­ran Ara­bel­la, long de 50 pieds, qui vous trans­porte sur la su­perbe ri­vière Ha­li­fax.

Ici, pas ques­tion de tri­mer sur le pont. L’équi­page s’oc­cupe de tout. On offre du vin et des crous­tilles aux pas­sa­gers qui sont in­vi­tés à se pré­las­ser au gré des flots. En­core une fois, le cou­cher de so­leil est ma­gni­fique, à l’ho­ri­zon.

ET LA FAUNE?

Si la faune vous al­lume, tou­jours par la voie des eaux, vous ap­pré­cie­rez « l’aqua-sa­fa­ri ». À bord d’un ba­teau de type pon­ton, le dé­voué Ran­dy vous ex­pli­que­ra no­tam­ment pour­quoi les dau­phins sont nom­breux à frayer près de Daytona Beach.

Les oi­seaux de toutes sortes sont éga­le­ment à l’hon­neur. Ha­bi­tués au pas­sage du pon­ton, ils se laissent pho­to­gra­phier, fai­sant la joie des or­ni­tho­logues.

Fi­na­le­ment, les plus té­mé­raires se­ront heu­reux d’ap­prendre que le pa­ra­voile est dé­sor­mais of­fert dans cette ville.

1. Vo­guer à bord d’un voilier n’est pas que bou­lot, c’est aus­si une dé­tente for­mi­dable. 2. Le cou­cher de so­leil vu du ca­ta­ma­ran est tout sim­ple­ment ma­gni­fique.

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