Quelle hor­reur!

Après s’être fait plu­tôt dis­cret ces der­nières an­nées,le ci­né­ma d’hor­reur re­vient en force, plus san­gui­nolent que ja­mais, grâ­ceà­des­films-chocs­qui nous­van­tent­les­dé­li­cesde la torture ( L’au­berge, Dé­ca­dence etMar­tyrs) ou des nou­velles ver­sions hy­per vio­lente

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE -

Si vous avez l’es­to­mac so­lide et que vous n’avez ja­mais bais­sé les yeux lors d’une pro­jec­tion de La der­nière mai­son sur la gauche (qui re­vien­dra dans une ver­sion en­core plus dé­gueu­lasse que l’ori­gi­nale), j’ai le livre par­fait pour vous. Le ci­né­ma d’hor­reur (Ta­schen) re­trace, en près de 200 pages et des tonnes de photos, l’his­toire pas­sion­nante des « films de peur ».

Ce su­perbe livre de table à ca­fé est di­vi­sé en cha­pitres plus ra­goû­tants les uns que les autres : « Can­ni­bales, monstres et dé­gé­né­rés »; « Tueurs, psy­cho­pathes et se­rial killers »; «Vau­dous, sectes et sa­ta­nistes ». Sans oublier les monstres fé­mi­nins, qui ont ef­frayé des gé­né­ra­tions d’hommes vi­vant dans la peur de la cas­tra­tion.

Pour­quoi les films d’hor­reur sont-ils si po­pu­laires? « Parce que nous avons be­soin d’in­té­grer la mort dans notre vie quo­ti­dienne », disent les au­teurs. Sur­tout quand nous vi­vons dans un monde où l’idée même de vieillir est ta­bou. Ste­phen King, lui, pro­pose une explication plus so­cio­lo­gique : « Nous in­ven­tons des hor­reurs pour nous ai­der à sup­por­ter celles du monde réel. » Bref, les tor­tures in­fli­gées par Fred­dy, Ja­son et Jig­saw (de la sé­rie Dé­ca­dence) nous aident à sup­por­ter les images de la pri­son d’Abou Gh­raib.

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