Blues au ban­jo

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Jim Slotek Sun Mé­dia

NEW YORK – Dans les com­men­taires sur The Crow, le nou­vel al­bum de chan­sons de ban­jo de Steve Mar­tin, l’ac­teur ad­met qu’il plai­san­tait dans son an­cien spec­tacle quand il di­sait que « c’est im­pos­sible de jouer une chan­son triste au ban­jo ».

« C’était juste pour rire, af­firme Mar­tin. Je sa­vais que le ban­jo était ca­pable de pro­duire des sons mé­lan­co­liques, “ ai­gus et so­li­taires ”. À bien y re­pen­ser, c’était l’ins­tru­ment tout dé­si­gné pour moi. »

LÉ­GENDES

Bien qu’il ait eu la chance d’ob­ser­ver le lé­gen­daire Earl Scruggs lors de l’en­re­gis­tre­ment de Fog­gy Moun­tain Break­down, un de ses pre­miers men­tors avait été le ban­joïste To­ny Tri­sch­ka, qui ac­com­pa­gne­ra Mar­tin jeu­di pro­chain, à l’émis­sion Live With Regis and Kel­ly. Rap­pe­lons en pas­sant que Scruggs, Tri­sch­ka, Vince Gill, Dol­ly Par­ton ain­si que la chan­teuse ir­lan­daise Ma­ry Black ont tous contri­bué à l’al­bum The Crow.

« Je de­vais avoir 23 ans et je tra­vaillais au bar The Me­tro, dans Green­wich Vil­lage, à New York, ra­conte Mar­tin. J’étais en tête d’af­fiche. Il y avait aus­si le groupe de Tri­sch­ka et ce­lui de Ste­vie Nicks et Lind­say Bu­ckin­gham, Bu­ckin­ghamNicks. Quand on a ou­vert les portes, il n’y avait per­sonne. Je suis al­lé voir le gé­rant et je lui ai dit : “ Pas be­soin de me payer, je vais juste par­tir. ” Et il m’a ré­pon­du : “ At­tends un peu, sait-on ja­mais. ” Le soir sui­vant, il n’y avait tou­jours per­sonne… c’est alors qu’il a ac­cep­té mon offre. »

15 CHAN­SONS

« J’étais stric­te­ment in­té­res­sé par le blue­grass à trois doigts : Earl Scruggs, Bill Keith, Jim Roo­ney, The Dillards, ces mu­si­ciens des Ap­pa­laches. »

Pe­tit à pe­tit, Mar­tin s’est mis à com­po­ser ses propres chan­sons por­tant sur des thèmes aus­si va­riés que la vue de son chien en train de cou­rir ( Wal­ly On the Run) ou l’ex­pé­rience de faire du vé­lo le long de la ri­vière Charles du­rant le tour­nage de La Pan­thère rose 2 ( Pret­ty Flo­wers).

« À un cer­tain point, je me suis dit : “ Bon, j’ai 15 chan­sons, c’est as­sez pour un al­bum.” J’ai com­men­cé à me dire que si je ne le fai­sais pas dès main­te­nant, mes mains pour­raient ra­len­tir ou je pour­rais fi­nir par oublier mes chan­sons. C’est ça, le plus grand dan­ger. »

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