La­cha­leu­reuse et­dy­na­mique île de Cu­ba

Alors que le vent mor­dant de l’hi­ver vous fouette les oreilles et que la neige gla­cée gèle au bout des mèches de vos che­veux, l'at­trait des plages de sable blanc et de la chaude mer des Ca­raïbes est une sorte de doux rêve ras­su­rant.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Tra­cy McLaugh­lin Sun me­dia

Nous sen­tons son ap­pel. Et un jour, au moins une fois dans notre vie de Qué­bé­cois, quelle af­faire ce se­rait que de pla­ni­fier au moins une es­ca­pade pour vi­si­ter la cha­leu­reuse, vi­gou­reuse et dy­na­mique île de Cu­ba. C’est la terre de la sen­suelle sal­sa et un en­droit où les centres de vil­lé­gia­ture ne font pas mal à votre por­te­feuille.

Mais at­ten­dez un ins­tant ! Pour­quoi ne pas trans­for­mer votre es­ca­pade en un fas­ci­nant voyage sur la route, per­met­tant d’avoir un aper­çu d’une autre culture et d’un autre monde. Oui ami­gos, il y a beau­coup plus à faire dans ce pays que de se lais­ser bron­zer.

Cu­ba est un en­droit idéal pour flâ­ner et un lieu à dé­cou­vrir en au­to­bus ou avec une voi­ture de lo­ca­tion. L'île s'étend sur 745 milles de long et couvre 40 803 ki­lo­mètres car­rés. Les Es­pa­gnols ont pos­sé­dé cette île de 1511 à 1898, ce qui fait que le pays baigne dans une riche culture es­pa­gnole qui est celle d’une po­pu­la­tion afri­caine, blanche et mu­lâtre de 11 mil­lions de per­sonnes.

Vi­si­ter les villes et les villages de ce pays quelque peu se­cret, donne l’im­pres­sion d’en­trer dans un autre monde.

LES RYTHMES DE LA HA­VANE

La ca­pi­tale de Cu­ba compte plus de 2 mil­lions de per­sonnes. L'hô­tel Me­lia Ha­ba­na si­tué au centre-ville est un bon point de dé­part pour sé­jour­ner une pre­mière nuit. Il s’agit d’un élé­gant hô­tel qui est fa­cile d’ac­cès, avec de nom­breuses chambres avec vue sur l'océan. Il est éga­le­ment si­tué à 15 mi­nutes en voi­ture de l'un des en­droits les plus cou­rus de Cu­ba - le ca­ba­ret Tro­pi­ca­na.

Cet en­droit m'a rap­pe­lé ce lieu où l’homme vert (l’ac­teur Jim Car­rey) dans le film Le Masque danse comme un fou, mais avec beau­coup plus de paillettes et de faste. Les frais de 60 $ com­prennent une pe­tite bou­teille de rhum par per­sonne. Il s'agit d'un cé­lèbre club qui dis­pose d'une scène en plein air avec des cen­taines d’au­then­tiques dan­seurs et chan­teurs cu­bains. Il a été construit en 1939 et a ac­cueilli des cé­lé­bri­tés comme Nat King Cole.

La Ha­vane est aus­si une ville propre et il fait bon d’en faire le tour. Pour en­vi­ron 10 pe­sos, vous pou­vez vous pro­me­ner dans une char­rette ti­rée par un che­val et dé­cou­vrir clo­pin-clo­pant la vieille Ha­vane, avec ses in­croyables édi­fices co­lo­niaux de l’époque es­pa­gnole et ses mar­chés co­lo­rés.

Même si plu­sieurs des bâ­ti­ments sont lais­sés à l’aban­don, ils sont quand même re­mar­quables et le gou­ver­ne­ment cu­bain s’est lan­cé dans un pro­gramme de res­tau­ra­tion de cer­tains de ces édi­fices de pierre avec leurs grandes co­lonnes. Les tra­vaux de ré­no­va­tion fa­vo­risent aus­si la créa­tion d’em­plois et pavent la voie à de nou­veaux mé­tiers pour les ci­toyens.

VOI­TURES AN­CIENNES

C'est un peu comme dans le film Re­tour vers le fu­tur. Lorsque vous vous pro­me­nez à la Ha­vane et que vous cir­cu­lez sur les prin­ci­pales routes du pays, les char­rettes ti­rées par des che­vaux cô­toient les vieilles Ford, Buick et Che­vro­let que nos pa­rents condui­saient dans les an­nées 1940 et 1950.

Cu­ba est un pa­ra­dis pour les ama­teurs de voi­tures an­ciennes. Par­tout ailleurs dans le monde, ces vieilles re­liques se­raient dans un mu­sée, mais à Cu­ba, c'est comme vivre à une autre époque. Tout a com­men­cé en rai­son de l’em­bar­go im­po­sé par les États-Unis, ce qui a em­pê­ché les Cu­bains de se pro­cu­rer de nou­velles voi­tures. Plu­sieurs d’entre-elles valent au­jourd’hui entre 50 000 $ et 100 000 $, mais une loi in­ter­dit aux Cu­bains de vendre ou d’ex- por­ter ces étonnantes voi­tures d’un autre siècle et les fiers pro­prié­taires passent leur temps libre à bri­co­ler leur voi­ture pour les gar­der sur la route.

DE MAU­DITS BONS CI­GARES

Qu’on se le dise, Cu­ba est l'en­droit idéal pour al­ler fu­mer les meilleurs ci­gares au monde. Les marques Co­hi­ba, Ro­bai­na, Quin­te­ro, Par­ta­gas et Ro­meo y Ju­lie­ta, entre autres, sont tous des ci­gares rou­lés à la main et la fa­çon de faire n’a que très peu chan­gé de­puis des cen­taines d’an­nées. Comme pour le reste sur l’île, la pro­duc­tion de ta­bac à l’ouest de l’île est d’une autre époque. Les boeufs sont en­core uti­li­sés dans les champs et les feuilles de ta­bac sont cueillies à la main.

Ce sont les femmes qui ma­ni­pulent les plantes la plu­part du temps, en ver­tu d’une croyance vou­lant que des mains douces soient mieux adap­tées pour ce dé­li­cat pro­ces­sus.

CAN­NEÀ­SUCRE, RHUMETMOJITO

Par­lons de rhum. Cu­ba est ce genre d’en- droit où vous ren­con­tre­rez un sym­pa­thique Cu­bain qui vous of­fri­ra de­re­chef une froide Mo­ji­to (Mo­hi­to), qui est consi­dé­rée comme la bois­son nationale no­nof­fi­cielle; un mé­lange de rhum, d’eau ga­zeuse et d’un mor­ceau de feuille de menthe.

Le cé­lèbre rhum cu­bain est fa­bri­qué à par­tir de la canne à sucre - la plus im­por­tante culture de Cu­ba, qui pousse à tous les deux mètres car­rés sur les terres agri­coles.

Juste à l'ex­té­rieur de la pit­to­resque pe­tite ville de Mo­ron, vous pou­vez faire une courte pro­me­nade sur une vieille ma­chine à va­peur qui ser­pente à tra­vers les champs de canne à sucre. La pro­me­nade de la lo­co­mo­tive à va­peur se ter­mine à une pe­tite fo­rêt et à un en­droit où il est pos­sible de man­ger à l’ex­té­rieur qui s’ap­pelle Ran­cho Pal­ma, où la po­pu­la­tion lo­cale vous ser­vi­ra un verre de jus de canne à sucre ou un Mo­ji­to, de même qu’un dé­jeu­ner-buf­fet avec de la nour­ri­ture cu­baine.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.