Bou­lan­ge­rie Guay Une his­toire de fèves au lard!

Sur­lec­he­min­duRoy,la­pre­miè­re­route car­ros­sa­ble­re­liantMon­tréa­làQué­bec,un peua­vantT­rois-Rivières,unar­rêt s’im­po­seà­laBou­lan­ge­rieGuay.Surles murs,des­pho­to­san­cien­nes­ra­con­tentles 100an­néesd’espoir,de­tra­gé­die­setde cou­ra­ge­de­ce­pe­tit­com­mer­ce­fa­mi­lial dontl’his­toires’e

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE -

En 1908, Na­po­léon Rouette ouvre une pe­tite bou­lan­ge­rie à Pointe-du-Lac, en ar­rière de sa mai­son. Il met tout son coeur dans la confec­tion de bon pain blanc non tran­ché.

Onze ans plus tard, il cède le tout (mai­son, com­merce et écu­rie) à Xa­vier Guay. Fran­çois, l’ac­tuel pro­prié­taire et pe­tit-fils de Xa­vier, garde en­core le sou­ve­nir d’avoir ai­dé son père et ses oncles à li­vrer le pain de son grand-père.

En 1941, Léo, le père de Fran­çois, prend la di­rec­tion de la pe­tite bou­lan­ge­rie. Après avoir ajou­té quelques va­rié­tés de pain, il songe, en 1949, à mettre sur le mar­ché les fèves au lard de sa belle-mère, Mme Co­meau. Ra­pi­de­ment, les clients se bous­culent. Il faut dire que les fèves, cuites dans le four à pain, ont un goût bien par­ti­cu­lier. Mo­to­ri­sé cette fois-ci, Léo agran­dit son sec­teur de li­vrai­son et, du fait même, la ré­pu­ta­tion de ses fèves au lard.

En 1981, c’est au tour de Fran­çois de prendre la re­lève, en com­pa­gnie de sa femme, Jean­nine.

UNE TRA­GÉ­DIE

Les choses vont plu­tôt bien pour les Guay. Leur bou­lan­ge­rie fonc­tionne à plein ré­gime. Le couple songe à la re­traite.

Mais voi­là que le 14 jan­vier 2005, un ter­rible in­cen­die, dû à une fuite de gaz, dé­truit une par­tie du vil­lage de Pointe-du-Lac, fait un mort et em­porte la bou­lan­ge­rie. Après une courte hé­si­ta­tion, Fran­çois et Jean­nine dé­cident de re­trous­ser leurs manches et de tout re­cons­truire. La dé­ci­sion se prend d’au­tant plus fa­ci­le­ment que Ja­cinthe, leur fille, pro­met d’as­su­rer la conti­nui­té du com­merce.

Ils re­cons­truisent sur les lieux mêmes de l’an­cienne bou­lan­ge­rie, mais achètent le ter­rain voi­sin, ce qui leur per­met d’ajou­ter une dou­zaine de tables à l’in­té­rieur, une ter­rasse pou­vant ac­cueillir une cen­taine de per­sonnes à l’ex­té­rieur et un grand sta­tion­ne­ment. Le 1er juillet 2005, six mois seule­ment après la tra­gé­die, la nou­velle Bou­lan­ge­rie Guay ouvre ses portes.

Si vous choi­sis­sez de vous y rendre un di­manche, at­ten­dez-vous à faire la file! C’est le lieu de ren­dez-vous des ré­si­dents qui s’y re­trouvent pour le pe­tit-dé­jeu­ner, prendre une col­la­tion, choi­sir par­mi les dif­fé­rentes sortes de pain, les tartes, les pâ­tés de toutes sortes, les mets cui­si­nés prêts à consom­mer, les pro­duits du ter­roir, les muf­fins, les bis­cuits, la soupe aux pois, sans oublier les fa­meux beignes au miel et, bien en­ten­du, les fèves au lard.

PHOTO LE JOUR­NAL

Le nou­vel édi­fice de la Bou­lan­ge­rie Guay per­met d’ac­cueillir un plus grand nombre de vi­si­teurs.

PHOTO LE JOUR­NAL

La mai­son cen­te­naire, qui a abri­té pen­dant quatre gé­né­ra­tions une fa­mille pas­sion­née, n’a pas ré­sis­té à la proie des flammes.

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