L’art d’être­mère!

Ma pe­tite fille a main­te­nant neuf se­maines et, de­puis le tout dé­but, elle est en per­ma­nence avec sa mère. Isa­belle a tou­te­fois re­pris son tra­vail de co­mé­dienne et a dû s’ab­sen­ter quelques fois pour des rai­sons de tour­nage.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE -

Vous vous ima­gi­nez donc que c’était au tour de pa­pa de s’oc­cu­per d’Emi­lia. Étais-je ner­veux? En fait, j’aime bien être en contrôle des si­tua­tions, mais dans ce cas par­ti­cu­lier, c’est un peu dif­fé­rent. Pour la pre­mière fois de ma vie, je me sens com­plè­te­ment à la mer­ci d’une femme (d’une très pe­tite femme même!) qui dé­cide quand et comment les choses doivent être faites. Ma­de­moi­selle se frotte les yeux, elle s’en­dort. Elle mange ses mains, elle a faim. Elle ges­ti­cule en tous les sens, elle a en­vie d’être di­ver­tie. Je dois vous avouer que ces ex­pé­riences pa­ter­nelles en so­lo ont vrai­ment chan­gé la ma­nière dont je vois les mères : cha­peau, mes­dames, vous êtes dignes de tout notre res­pect!

Ceux qui sont dé­jà pas­sés par là le savent sans doute, mais pas­ser toute une jour­née avec une ado­rable pe­tite créa­ture comme Emi­lia n’est pas de tout re­pos! Évi­dem­ment, c’est tout na­tu­rel, en tant que parent, de pas­ser au­tant d’heures avec nos en­fants. Mais de l’ex­té­rieur, cer­taines per­sonnes semblent pen­ser que notre vie per­son­nelle s’ar­rête d’un coup et que la seule chose à faire pen­dant la pre­mière an­née est de s’as­su­rer que les tout-pe­tits ne manquent de rien. C’est un peu vrai, mais en même temps, c’est si va­lo­ri­sant.

Quand ma con­jointe tra­vaille, la jour­née avec Emi­lia com­mence ha­bi­tuel­le­ment avec un peu de sti­mu­la­tion vi­suelle à l’aide de la sé­rie DVD Ba­by Ein­stein. (Il faut ab­so­lu­ment que la pe­tite fille soit plus in­tel­li­gente que son pa­pa!) On passe en­suite à une bonne bou­teille de lait ma­ter­nel, ce qui nous mène di­rec­te­ment à une sieste bien mé­ri­tée (à moins qu’Emi­lia tienne ab­so­lu­ment à ne pas dor­mir). Au ré­veil, on passe sur la table à lan­ger pour pou­drer la de­moi­selle et on re­com­mence le cycle : on mange, on se di­ver­tit mu­tuel­le­ment et on dort, de nou­veau, pour avoir bonne mine. On tra­verse ain­si la jour­née jus­qu’au soir. Ma­man re­vient, on se couche et on es­saie de dor­mir quatre ou cinq heures en ligne (ce qui ar­rive ra­re­ment ces der­niers temps). Le bon­heur, quoi!

Comme il faut aus­si man­ger de temps en temps, j’ai pen­sé qu’une bonne col­la­tion bien riche et sa­tis­fai­sante fe­rait par­fai­te­ment l’af­faire cette se­maine. Vous de­vriez avoir tout ce qu’il faut sous la main, ou presque, pour vous faire plai­sir avec ces dé­li­cieux pe­tits sand­wiches frits. Bon ap­pé­tit. Ciao!

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