To­ge­therTh­roughLife, c’est...

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE -

BEYONDHERELIESNOTHIN’ - 3:51 Ac­com­pa­gné d’un groove de sam­ba tor­ride qui fait pen­ser à Tom Waits dans une re­prise d’Otis Rush, Dy­lan nous parle d’amour, tout sim­ple­ment. LIFEISHARD - 3:40 Une jo­lie bal­lade tra­di­tion­nelle agré­men­tée d’une man­do­line fré­mis­sante, d’un jeu de bat­te­rie avec des ba­lais et d’une gui­tare slide mé­lan­co­lique. Il pa­raît que c’est la pre­mière que Bob a écrite pour cet al­bum. MYWIFE’SHOMETOWN - 4:15 Dy­lan s’ins­pire de I Just Wan­na Make Love To You, de Willie Dixon, dans cette ode lan­guis­sante et mo­queuse à une femme qui vient lit­té­ra­le­ment de l’en­fer. IFYOUEVERGOTOHOUSTON - 5:50 Sur un rythme R & B—tex-mex plat et pa­res­seux, l’ac­cor­déon de Hi­dal­go ra­conte la triste his­toire d’un pis­to­le­ro au coeur bri­sé. Si seule­ment Doug Sahm était en­core en vie… FORGETFULHEART - 3:43 Avec un ban­jo mé­tal­lique sou­te­nu par un son de gui­tare flou et boueux, cette pièce au­rait sa place au­tant sur une ter­rasse que dans un des fa­meux juke-joints du sud des États-Unis. JO­LENE - 3:50 Bob em­prunte une chan­son de Dol­ly et l’adapte en blues non­cha­lant cou­ron­né d’un sif­fle­ment ac­cro­cheur et d’un re­frain hi­la­rant : « Ba­by, I am the king, and you is the queen. » THISDREAMOFYOU - 6:00 La seule com­po­si­tion si­gnée uni­que­ment Dy­lan sur l’al­bum, c’est cette bal­lade mé­lan­co­lique à l’ac­cor­déon qui fait pen­ser à Mar­ty Rob­bins en train de chan­ter Blue Bayou, de Roy Or­bi­son, dans la cé­lèbre Ro­sa’s Can­ti­na. SHAKESHAKEMAMA - 3:37 «Shake, shake, ma­ma, like a ship going out to sea», lance Bob dans ce blues rauque et écra­sant. Ses cordes vo­cales ra­va­gées ont ra­re­ment été aus­si par­faites. IFEELACHANGECOMIN’ON - 5:25 Une autre jo­lie piste (à che­val entre le coun­try et le soul) avec de l’orgue et des gui­tares mé­lo­diques. Dy­lan men­tionne au pas­sage Billy Joe Sha­ver et James Joyce, avec un pe­tit clin d’oeil à Hank Williams. IT’SALLGOOD - 5:31 Pen­dant qu’un bon groove ca­jun cuit à feu doux, Dy­lan énu­mère une pléiade de mal­heurs (des po­li­ti­ciens mal­hon­nêtes aux femmes in­fi­dèles), puis jure qu’il ne chan­ge­rait rien même s’il le pou­vait (« I wouldn’t change it, even if I could »).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.