X-Men peut al­ler se rha­biller!

X-Men­le­so­ri­gines: Vol­ve­rine ∂∂∂Σ Pour les ama­teurs de ci­né­ma, c’est la sai­son des « an­té­pi­sodes ». Il y au­ra Star Trek, la se­maine pro­chaine, qui ra­conte comment le ca­pi­taine Kirk a ac­quis son sex-ap­peal, et X-Men les ori­gines : Wolverine, cette se­maine,

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Jim Slotek Sun Me­dia

Dans les deux cas, il y a l’ha­bi­tuel « gars du Net qui crie au meurtre », car la col­lec­tion de « faits » et « d’évé­ne­ments » ac­cu­mu­lée en 40 ans de bandes des­si­nées, de sé­ries té­lé­vi­sées et de films de­vrait être res­pec­tée à la lettre comme la Tal­mud, se­lon lui.

Mais Wolverine lance la sai­son du maïs écla­té avec de l’ac­tion, des ef­fets spé­ciaux, une éner­gie en­le­vante et un dose de dé­ve­lop­pe­ment des per­son­nages dont la fran­chise des films X-Men a for­te­ment be­soin pour sur­vivre.

Per­son­nel­le­ment, je me fous du nombre de blas­phèmes que le film pro­fère à l’en­droit des in­trigues des bandes des­si­nées des an­nées 1980. En réa­li­té, tout ce que les fans ont be­soin de sa­voir, c’est que le film est meilleur que X-Men 3.

L’his­toire com­mence de fa­çon trouble dans les Ter­ri­toires du Nord-Ouest, en 1845, avec un meurtre fa­mi­lial et la fuite de deux frères su­per­puis­sants, James et Vic­tor. Tous deux ont des pou­voirs gué­ris­seurs qui les rendent im­mor­tels, ain­si que des griffes ré­trac­tables qui jaillissent quand ils en ont be­soin. Ne comp­tant que l’un sur l’autre, ils de­viennent des su­per­sol­dats de l’his­toire, dé­trui­sant des ma­chines de la guerre ci­vile, de la Pre­mière et de la Se­conde Guerre mon­diale, et de la guerre du Viet­nam – et ce­la, jus­qu’à ce qu’ils soient dé­mas­qués par le co­lo­nel Stry­ker.

Ce der­nier les fait adhé­rer à un ré­seau se­cret de tueurs su­per­puis­sants qui agit au-de­là des li­mites de la mo­rale et de la lé­ga­li­té (Vic­tor de­vient un vrai so­cio­pathe). Lors­qu’une atro­ci­té à la My Lai est per­pé­trée lors de la pour­suite d’un mé­tal ex­tra­ter­restre, James Lo­gan en a as­sez et s’en va.

Ain­si, le film dé­clenche la guerre nais­sante des mi­li­taires contre les mu­tants, une his­toire de ven­geance, de tra­hi­son, et un as­saut contre les ins­tal­la­tions de « l’île », où les mu­tants em­pri­son­nés font l’ob­jet d’ex­pé­riences médicales dans le but de créer un su­per­mu­tant ((Ryan Rey­nolds). Oui, ce­la res­semble beau­coup au feuille­ton té­lé­vi­sé Les hé­ros.

Pour les fans d’X-Men, X-Men les ori­gines : Wolverine four­nit une plate-forme de lan­ce­ment ini­tiale pour une poi­gnée de per­son­nages clés, dont le jeune Scott Sum­mers (Tim Po­cock), Ré­my Le­Beau/Gam­bit (Tay­lor Kitsch) et, bien sûr, Vic­tor/Sa­bre­tooth. Le plus in­té­res­sant X-Man, Hugh Ja­ck­man dans la peau de Lo­gan, est as­sez ta­len­tueux pour por­ter le film. De plus, X-Men les ori­gines : Wolverine évo­lue de fa­çon plus fluide qu’un film ty­pique de X-Men, parce qu’il n’est pas né­ces­saire que l’in­trigue soit di­vi­sée pour suivre plu­sieurs per­son­nages.

PHOTO AP

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