UNE HIS­TOIRE EN­NUYANTE, TOUT SIM­PLE­MENT!

Ob­sé­dée Ne vous at­ten­dez pas à voir des scènes de sexe tor­rides ou de femme ob­sé­dée dans le film Ob­sé­dée, une ver­sion douce d’At­trac­tion fa­tale qui semble es­pé­rer que les po­li­tiques ra­ciales fe­ront of­fice de scé­na­rio. Alors, que se passe-t-il dans ce film

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun Sun Me­dia

Ob­sé­dée est l’his­toire d’un homme heu­reux en ma­riage, de sa femme et d’une folle qui com­mence à le pour­chas­ser au tra­vail. Au dé­but, ce har­cè­le­ment n’est qu’en­nuyant, mais il de­vient en­suite désa­gréable, puis me­na­çant, jus­qu’à ce que la po­lice in­ter­vienne.

Puis, il y a une ba­taille et c’est ter­mi­né. Nous n’in­ven­tons rien. C’est réel­le­ment en­nuyant.

J’ai en­ten­du quel­qu’un dire que c’était le plus mau­vais film qu’il n’ait ja­mais vu. Il n’y a au­cune ten­sion. Au­cune am­bi­guï­té. Au­cune pro­gres­sion dans les per­son­nages. Il y a bien sûr cette que­relle de chattes entre Beyon­cé et Ali Lar­ter, mais ce­la ne vaut pas 12 $.

C’est Idris El­ba et Beyon­cé Knowles qui in­ter­prètent les deux membres du couple. Quand le film com­mence, ils viennent juste de dé­mé­na­ger dans leur nou­velle mai­son. Il est clair qu’ils ont tout pour eux, in­cluant un fils d’un an. El­ba joue un ges­tion­naire de fonds, qui ren­contre un jour Ali Lar­ter, em­bau­chée dans son bu­reau à titre d’em­ployée tem­po­raire.

Cette der­nière est in­tel­li­gente et dra­gueuse. Le per­son­nage d’El­ba est at­ten­tion­né en­vers elle, parce qu’il a une ré­pu­ta­tion d’an­cien joueur et que sa femme était au­pa­ra­vant sa se­cré­taire. Le meilleur ami d’El­ba (Jer­ry O’Con­nell, dont la coupe de che­veux est af­freuse et les dia­logues en­core pires) s’amène dans l’his­toire. Dans le cadre du tra­vail, Ali Lar­ter s’élance vers El­ba au tra­vail, lors d’un par­ty de Noël et dans le sta­tion­ne­ment. Il n’est même pas sé­duit et lui dit de ces­ser.

Au jour de l’An, Lar­ter en­voie par cour­riel une photo d’elle avec El­ba. Quel sus­pense! Il n’y a au­cune ten­sion, au­cune am­bi­guï­té. Au­cun dé­ve­lop­pe­ment dans les per­son­nages. Et ce stra­ta­gème se ré­pète jus­qu’à ce que vous y croyiez.

Le jeu des ac­teurs d’Ob­sé­dée n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment mau­vais, mais tous semblent jouer dans un film dif­fé­rent. Les in­ter­ac­tions avec Lar­ter n’ont pas de sub­stance. Il n’y a même pas de chi­mie ap­pa­rente entre El­ba et Beyonce. Ce film est tout sim­ple­ment exempt de chi­mie.

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