La ré­colte des SA­VEURS

Ariane Pa­ré-Le Gal et Gé­rald Le Gal, père et fille réunis par une même pas­sion: vi­si­ter le Qué­bec afin de faire connaître les pe­tites mer­veilles co­mes­tibles du ter­ri­toire qué­bé­cois. Voi­là ce que pro­pose le ma­ga­zine Cou­reurs des Bois, en ondes à Té­lé-Québe

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin

La sé­rie a no­tam­ment pour but de faire dé­cou­vrir les plantes sau­vages et co­mes­tibles du Qué­bec. Gé­rald Le Gal tra­vaille d’ailleurs de­puis plu­sieurs an­nées à la trans­for­ma­tion des fruits et plantes sau­vages. Il pos­sède même une en­tre­prise dans ce sec­teur d’ac­ti­vi­tés. «Tra­vailler avec ma fille, c’est très agréable. Du­rant le tour­nage, on vi­vait, on voya­geait, on man­geait en­semble. Il existe une grande com­pli­ci­té entre elle et moi, dit M. Le Gal. Même que, du­rant les émis­sions, elle me ra­conte cer­tains de ses sou­ve­nirs d’en­fance. Je lui en ai fait goû­ter des plantes et des fruits lors­qu’elle était pe­tite. Ariane a su­bi mes ébats cu­li­naires, ra­conte avec bon­heur le pa­ter­nel. «Je me sou­viens, un jour, d’être re­ve­nue à la mai­son et avoir dit à mon père: “Ce mi­di, est-ce qu’on peut man­ger du pou­let?”», rap­pelle en riant Ariane Le Gal.

Si le pu­blic a connu Gé­rald Le Gal dans des émis­sions avec Da­niel Pi­nard ou Jo­sé di Sta­sio, sa fille Ariane est chro­ni­queuse au ma­ga­zine de consom­ma­tion res­pon­sable La vie en vert, tou­jours à Té­lé-Qué­bec. Elle aus­si se plaît à faire de la té­lé avec pa­pa. «Au dé­part, j’étais ner­veuse, car c’était très per­son­nel comme pro­jet, sou­ligne Ariane Pa­ré-Le Gal. C’était notre re­la­tion père-fille qu’on éta­lait à la té­lé. C’était la pre­mière fois que mon père voyait vrai­ment ce que je fais comme mé­tier. Il lui a fal­lu de l’hu­mi­li­té et moi, de l’écoute. Ça s’est mer­veilleu­se­ment bien pas­sé», ajoute-t-elle.

Les té­lé­spec­ta­teurs n’ont pas à avoir peur de s’em­poi­son­ner s’ils dé­cident d’al­ler cueillir les plantes dont nous parle le duo dans Cou­reurs des bois. «Nous avons vrai­ment trai­té de plantes fa­ciles à cueillir et fa­ci­le­ment iden­ti­fiables. Nous avons un res­pect de la na­ture et il n’était pas ques­tion de par­ler de plantes en dan­ger de dis­pa­ri­tion. Nous n’ar­ri­vons pas dans la na­ture comme des bull­do­zers», pré­cise Ariane Pa­ré-Le Gal.

En plus de par­ler de plantes et fruits sau­vages et co­mes­tibles, Cou­reurs des bois donne l’oc­ca­sion au pu­blic de dé­cou­vrir des at­traits tou­ris­tiques de 13 ré­gions du Qué­bec, «des coins que les gens ne connaissent pas ou peu», pré­cise M. Le Gal. Se­lon ce der­nier, il y a en­core plein de ré­gions, de fruits, de plantes non pré­sen­tés à cette pre­mière sai­son. «Le Qué­bec compte 400 es­pèces de plantes... Il y a de la ma­tière pour plu­sieurs sai­sons si on veut», conclut-il.

PHOTOS COUR­TOI­SIE

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.