Au pied du mont Saint-Bru­no

Quand j’ai su que Sainte-Ju­lie avait mé­ri­té le titre de la ville du bon­heur au Qué­bec pour la deuxième an­née de suite, je me suis de­man­dé s’il n’y avait pas un lien avec la na­ture. Avan­ta­geu­se­ment si­tuée au pied du mont Saint-Bru­no, cette lo­ca­li­té com­pren

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME -

Se­lon l’In­dice re­la­tif du bon­heur (IRB), la pre­mière rai­son fai­sant qu’une ville est agréable à vivre, ce sont les es­paces verts et les pistes cy­clables. Or ce ne sont pas les parcs qui manquent à Sain­teJu­lie. Les sen­tiers de marche et de vé­lo non plus, car le ré­seau en compte 40 ki­lo­mètres.

PARC EDMOUR-J.-HAR­VEY

Un bon di­manche après-mi­di, nous­som­me­sal­lés faire un pique-nique en fa­mille au parc Edmour-J.Har­vey, un es­pace vert mu­ni­ci­pal à peu près grand comme le Centre de la na­ture à La­val. Une piste cy­clable le tra­verse en plein centre.

Nous nous sommes ins­tal­lés à une table bor­dant un pe­tit plan d’eau, nom­mé le lac des Ou­tardes. Jus­te­ment, de­vant nous, une ber­nache du Ca­na­da bar­bo­tait, en sur­veillant sans cesse. Ce com­por­te­ment m’a mis la puce à l’oreille. En scru­tant bien les alen­tours, j’ai fi­na­le­ment aper­çu une autre ber­nache, im­mo­bile, sur un îlot.

C’était la fe­melle, blot­tie sur son nid. Ce cas de ni­di­fi­ca­tion illustre bien l’adap­ta­tion crois­sante des ber­naches ré­si­dentes aux mi­lieux ha­bi­tés. Elles vont de moins en moins loin pour se re­pro­duire et elles sont de moins en moins mi­gra­trices.

EN VÉ­LO

Après avoir épié les ber­naches, nous avons em­prun­té la piste cy­clable. Plu­tôt bos­se­lée et fis­su­rée, la sur­face as­phal­tée mé­ri­te­rait d’être ni­ve­lée (ce que la Ville pré­voit faire, m’a-t-on dit). Sur le bou­le­vard des Hauts-Bois, nous sommes des­cen­dus de nos vé­los pour mon­ter la pente.

Par la suite, la bande cy­clable longe des ha­bi­ta­tions abon­dam­ment en­tou­rées d’arbres. Plu­sieurs voi­tures sont pas­sées, pas trop vite. Les au­to­mo­bi­listes m’ont sem­blé at­ten­tifs et res­pec­tueux des cy­clistes. On se sent en sé­cu­ri­té. La bande cy­clable s’ar­rête au bout du bou­le­vard, bor­dé par une fo­rêt.

Des rai­nettes chan­taient, ce qui égayait le par­cours. Nous sommes re­ve­nus sur nos roues vers le parc. En re­gar­dant sur la carte des pistes cy­clables de la ville, je me suis ren­du compte que, tout près, d’autres tra­jets au­raient pu être ex­plo­rés. Ce se­ra pour la pro­chaine fois.

PARC NA­TIO­NAL

Au pied du mont Saint-Bru­no se trouve éga­le­ment le parc na­tio­nal du même nom.

En fa­mille, j’aime bien mar­cher sur le sen­tier du Grand-Duc, un tra­jet de trois ki­lo­mètres entre champs et fo­rêt. À mi-che­min, une boucle plus courte per­met de re­ve­nir plus tôt, ce qui est bien utile avec les tout pe­tits.

Le che­min me­nant au sen­tier passe entre l’étang de la Roche et l’étang aux Hé­rons, ce qui donne sou­vent l’oc­ca­sion de voir un hé­ron ou en­core des ca­nards. Le parc na­tio­nal peut aus­si être ex­plo­ré en vé­lo, en em­prun­tant le che­min de ser­vice, une route de gra­vier fin for­mant un cir­cuit de 10 ki­lo­mètres.

Même si le che­min est clai­re­ment in­di­qué sur une carte dis­po­nible au cha­let d’ac­cueil, ce tra­jet cy­clable est l’un des as­pects les plus mé­con­nus du parc na­tio­nal.

Alain Demers Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

PHOTO D’ARCHIVES

Le lac des Ou­tardes dans le parc Edmour-J.-Har­vey, à Sainte-Ju­lie, est ac­ces­sible par une piste cy­clable.

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