Adieu,ma­dame la pro­fes­seure

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND -

Vous avez ai­mé dans le Jour­nal la sé­rie sur les profs mar­quants? Drôle de ha­sard, sur son tout der­nier al­bum, Yves Du­teil écrit lui aus­si un texte bou­le­ver­sant sur l’ins­ti­tu­trice qui a chan­gé sa vie.

Dans la chan­son Jeanne Sé­vil­la, il rend hom­mage à une femme qui lui a en­sei­gné à la pe­tite école et qui lui a don­né ses «plus beaux sou­ve­nirs d’en­fance». Un soir, sur scène, il a re­con­nu dans la salle celle qu’il avait connue 50 ans plus tôt. «Je vous ai dit: “Bon­jour, maî­tresse”/Avec cette in­fi­nie ten­dresse/Que vous po­siez entre nos mains/À l’école, tous les ma­tins.»

Ce soir-là, c’est pour elle seule qu’il a chan­té, pour la re­mer­cier. «De ces riens, bon­heurs ou bê­tises/Qui vous forgent, qui vous construisent/Et vous res­tent comme un tré­sor/ Qui se tait, mais qui brille en­core.»

On sait qu’Yves Du­teil est un au­teur sen­sible. On n’a qu’à pen­ser à La langue de chez nous ou à Prendre un en­fant par la main. Mais il se sur­passe dans cette chan­son qui ra­conte son ad­mi­ra­tion pour cette ins­ti­tu­trice, qui est mal­heu­reu­se­ment morte quelque temps après leurs re­trou­vailles.

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