La Saint-Jean de toutes LES COU­LEURS

(Agence QMI) La Fête nationale pren­dra ré­so­lu­ment des airs rock, le 24 juin, alors que les Porn Flakes, Éric La­pointe, Ariane Mof­fatt, Marie-Mai, Kark­wa, Flo­rence K, La Bot­tine Sou­riante et Zé­bu­lon sou­li­gne­ront cette jour­née de la fier­té qué­bé­coise. Sous

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND -

Il suc­cède ain­si à Nor­mand Bra­th­waite qui, pen­dant dix ans, en a as­su­ré l’ani­ma­tion. Guy A. ad­met néan­moins faire abs­trac­tion de cette pres­sion, ci­tant au pas­sage son ex­pé­rience au gala de l’ADISQ : « Quand j’ani­mais l’ADISQ, j’ai su que c’était Yvon Des­champs qui l’avait fait pen­dant huit ans. Je ne veux pas le voir de cette fa­çon-là, mais j’ai­me­rais me dis­tin­guer. J’ai­me­rais qu’on fasse quelque chose de dif­fé­rent. Ça ne donne ab­so­lu­ment rien d’imi­ter Nor­mand Bra­th­waite. Il est vrai­ment ex­cellent, il a fait ça ma­gni­fi­que­ment. »

De fac­ture plus rock mal­gré un in­té­res­sant mé­lange des genres mu­si­caux, le spec­tacle se dis­tingue dé­jà des an­nées pré­cé­dentes, ne se­rait-ce que par la pré­sence des Porn Flakes à titre de groupe mai­son. « Il y a dé­jà un édi­to­rial mu­si­cal en de­man­dant aux Porn Flakes, un groupe de cinq per­sonnes, de faire le tra­vail d’un groupe de 22. Je suis en confiance puisque je fais des spectacles avec eux de­puis deux ans. C’est un groupe qui n’est pas in­ti­mi­dé fa­ci­le­ment. On a joué dans beau­coup de fes­ti­vals », pour­suit Guy A.

UN PAR­TY QUI PRO­MET

« C’est sûr que nous y met­trons de notre cou­leur, si­gnale Dan Geor­ges­co, des Porn Flakes. Nous sommes un band rock. Il va y avoir plus de gui­tare qu’ha­bi­tuel­le­ment. Il y a aus­si des mu­si­ciens qui vont se joindre à nous pour quelques chan­sons, comme les cuivres de La Bot­tine Sou­riante. »

Marie-Mai, qui en est à sa pre­mière Fête nationale en sol mon­tréa­lais, s’est, quant à elle, dite très fé­brile : «Je suis tel­le­ment contente de faire par­tie de cette bro­chette d’ar­tistes, sur­tout avec les Porn Flakes et Guy A. J’ai fait beau­coup de tour­née avec eux l’été pas­sé. On a une su­per belle chi­mie en­semble. Les chan­sons prennent une deuxième vie avec eux. Ils ont leur fa­çon unique de les jouer. »

En plus d’un sur­vol des in­con­tour­nables de la chan­son qué­bé­coise, Éric La­pointe pro­met un spec­tacle « rock’n’roll, à l’image de notre gé­né­ra­tion, mais sans oublier nos ra­cines. C’est un peu le man­dat qu’on s’est don­né dans le choix des chan­sons ».

UNE GRANDE FIER­TÉ QUÉ­BÉ­COISE

Même si la langue fran­çaise est en perte de vi­tesse au Qué­bec, les ar­tistes sont d’avis qu’il y règne tou­jours une grande fier­té qué­bé­coise. « À l’ar­ri­vée de cette jour­née, la fibre na­tio­na­liste res­sort. C’est sûr qu’il y a des gens qui vo­te­raient non, mais s’il y avait un ré­fé­ren­dum cette jour­née-là, ils vo­te­raient oui! » plai­sante Dan Geor­ges­co.

Marie-Mai es­time, pour sa part, que la Saint-Jean-Baptiste consti­tue « la fête par­faite pour lais­ser nos dif­fé­rends de cô­té, cé­lé­brer la langue fran­çaise et nos va­leurs. Si on se com­pare par­tout dans le Ca­na­da, je trouve qu’au Qué­bec, les gens sont très près les uns des autres et s’en­cou­ragent beau­coup. »

Éric La­pointe pour­suit dans la même veine, dé­si­gnant la Fête nationale comme l’oc­ca­sion toute dé­si­gnée « de crier haut et fort com­bien on est beau, com­bien on est unique et riche cultu­rel­le­ment. Évi­dem­ment, il y a une conno­ta­tion po­li­tique à cette date. Pour ma part, étant sou­ve­rai­niste de­puis tou­jours, j’ai une fleur de lys ta­touée sur le coeur et une autre phy­si­que­ment ta­touée dans le dos.

« La pre­mière fois que j’ai fait le Grand spec­tacle, j’ai pleu­ré sur scène, ra­conte-t-il. C’était tel­le­ment beau. La vue qu’on a, c’est vrai­ment émou­vant. Ça me re­donne espoir en l’ave­nir. Quand tu montes sur scène au parc Mai­son­neuve, t’es vrai­ment fier d’être Qué­bé­cois. »

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