LA VIE SE­LON ROUSSEAU

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - – Mi­chelle Cou­dé-Lord

Sté­phane Rousseau a tou­jours abor­dé la vie avec ses hauts et ses bas, de fa­çon réa­liste.

« La vie est une mau­dite belle pro­me­nade dans des mon­tagnes russes. Tan­tôt c’est le mal, tan­tôt c’est le bien. Je ne suis pas bi-po­laire. Je suis un homme fon­ciè­re­ment heu­reux, je crois, mais je de­meure tou­jours réa­liste de­vant tout. Mon père était un homme très terre-à-terre. L’humour m’aide. Au fond, la fa­meuse phrase « le clown est triste » n’a pas été in­ven­tée pour le fun. C’est sé­rieux l’humour. Ça exige tel­le­ment de tra­vail pour faire rire et émou­voir les gens pen­dant une heure et de­mie sur scène. C’est un bou­lot très exi­geant au fond. »

En pleine écri­ture de son pro­chain show, Sté­phane Rousseau souffre donc avec joie.

« Faut tra­vailler très fort pour être gé­nial sur scène. »

L’amour in­con­di­tion­nel qu’il dé­couvre avec son en­fant, son nou­veau foyer fa­mi­lial avec sa co­pine de­puis cinq ans, Maud St-Ger­main; même ses beaux­pa­rents sont très pré­sents dans sa vie et il adore ce­la.

« J’ai per­du ma mère, j’avais 12 ans, sans doute que c’est pour cette rai­son que j’aime quand ça bouge le ma­tin et que ça sent la vie de fa­mille », dit-il, tou­chant.

En­fin, comme Sté­phane Rousseau croit que toutes les étapes d’une vie in­fluencent l’écri­ture d’un ar­tiste, il faut s’at­tendre à un show qui fe­ra rire et pleu­rer. Comme la vie. Et que pense pa­pa Sté­phane de vieillir?

« C’est très dur, mais sou­la­geant à la fois, car à la toute fin de sa vie on peut dire ‘je vais en­fin me re­po­ser’», conclut-il entre le rire et l’émo­tion. On le re­trou­ve­ra à Juste pour rire cet été avec son com­plice Frank Du­bosc et aux Par­le­men­te­ries du 10 au 15 no­vembre pro­chain.

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