RIRE du mal­heur des autres

BUE­NOS AIRES | «To­dos en po­si­cion por fa­vor. Si­len­cio! » Dif­fi­cile de ne pas ri­go­ler, sur le pla­teau de tour­nage de l’émis­sion Wi­peout en Ar­gen­tine, en voyant les dif­fi­cul­tés éprou­vées par la plu­part des can­di­dats qui tentent de se qua­li­fier pour avoir la

Le Journal de Quebec - Weekend - - WIPEOUT EN ARGENTINE - De­nise Mar­tel

S’il est dif­fi­cile de ne pas s’amu­ser de leurs dé­boires – après tout, c’est le but de l’émis­sion – on ne peut qu’être im­pres­sion­nés par le ro­dage de la ma­chine ar­gen­tine (75 tech­ni­ciens) ré­glée au quart de tour, mais sur­tout, par la per­for­mance de la toute pe­tite équipe qué­bé­coise qui veille tant aux be­soins des par­ti­ci­pants qu’à la bonne marche de la pro­duc­tion.

«Jeux ex­trêmes, pro­duc­tion ex­trême», lance en sou­riant So­phie Fer­ron, la pro­duc­trice de la ver­sion qué­bé­coise de Wi­peout. «On est les Gau­lois de la pro­duc­tion... Nous ne sommes que sept en in­cluant l’ani­ma­trice, Va­lé­rie Si­mard, et une co­or­don­na­trice à Mon­tréal. Au dire des Ar­gen­tins, nous sommes la plus pe­tite équipe et la plus ef­fi­cace avec les Croates, qui étaient quatre pour pro­duire quatre émis­sions en deux se­maines. Nous, nous pro­dui­sons 30 de­mi-heures d’émis­sion en 21 jours! Les Bri­tan­niques n’en re­ve­naient pas de nous voir al­ler. Eux, ils étaient 25 et s’ar­ra­chaient les che­veux sur la tête pour moins d’émis­sions en plus de temps», pré­cise la pro­duc­trice avec une fier­té non dis­si­mu­lée.

TEMPS RE­CORD

Plus en­core, ce n’est que le 6 mars que So­phie Fer­ron a ob­te­nu l’aval de la mul­ti­na­tio­nale En­de­mol pour pro­duire l’édi­tion qué­bé­coise. Le tour­nage s’est amor­cé le 4 mai en ban­lieue de Bue­nos Aires et a pris fin lun­di. En­tre­temps, avec la col­la­bo­ra­tion de TQS, qui pré­sen­te­ra l’émis­sion à la ren­trée, et du réa­li­sa­teur Luc Si­rois, qu’elle qua­li­fie de vé­ri­table chef d’or­chestre, elle avait eu le temps de ren­con­trer, à Mon­tréal et à Qué­bec, une foule de can­di­dats par­mi les 18500 ins­crip­tions re­çues et d’en sé­lec­tion­ner 200. Tout en mon­tant une liste de rem­pla­çants en cas d’im­pré­vus.

«On cher­chait des gens qui sor­taient de l’or­di­naire par leur per­son­na­li­té, leur tem­pé­ra­ment. On s’as­su­rait qu’ils soient en san­té, mais il ne faut pas croire qu’on cher­chait des gens avec une forme phy­sique ex­cep­tion­nelle. Il y en a vrai­ment pour tous les goûts et de tous les genres, au­tant hommes que femmes», ex­plique la pro­duc­trice.

«Pour nous, le tem­pé­ra­ment était aus­si im­por­tant que les dis­po­si­tions phy­siques. Il faut que les spec­ta­teurs puissent s’at­ta­cher à eux. D’ailleurs, même si en prin­cipe c’est cha­cun pour soi, toutes les équipes ont dé­ve­lop­pé une ca­ma­ra­de­rie im­pres­sion­nante. Je peux vous dire qu’en fi­nale, c’est to­ta­le­ment im­pré­vi­sible. Même nous, nous avons eu de grosses sur­prises. Ils nous ont don­né une belle le­çon sur la na­ture hu­maine... », confie la pro­duc­trice, qui com­mence dé­jà à son­ger à la ver­sion 1B de Wi­peout et même à Wi­peout 2, bien­tôt dis­po­nibles...

PHOTO COL­LA­BO­RA­TION SPÉ­CIALE SANTIAGO LEPERA

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