Un bon show à tout prix

BUE­NOS AIRES | Fraî­cheur, spon­ta­néi­té et in­ten­si­té sont en quelque sorte le leit­mo­tiv de Luc Si­rois, le réa­li­sa­teur de la ver­sion qué­bé­coise de Wi­peout, qui du­re­ra une de­mi-heure de plus que la ver­sion amé­ri­caine ac­tuel­le­ment pré­sen­tée à TQS.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WIPEOUT EN ARGENTINE -

«Il va y avoir plus d’en­tre­vues, plus d’ac­cents ré­gio­naux et plus de cou­leur lo­cale. On veut faire connaître les can­di­dats, ce qu’ils font dans la vie, ce qui les mo­tive. Ils viennent de par­tout au Qué­bec et on met beau­coup d’ac­cent sur les ré­gions. On va es­sayer de se mou­ler à leur style sans les dé­na­tu­rer. C’est sûr qu’il va y avoir de l’humour, la for­mule se prête à ça, mais on veut que ce soit de bon goût», in­siste le réa­li­sa­teur avec en­thou­siasme.

Ren­con­tré sur le pla­teau de Wi­peout, entre le tour­nage de deux finales en fin de soi­rée, Luc Si­rois avoue qu’il n’est pas sûr qu’il fe­rait le par­cours. «Dé­jà que je n’aime pas beau­coup les hau­teurs, ni sau­ter. Le jeu qui me fe­rait le plus peur, c’est la «ba­layeuse» que per­son­nel­le­ment j’ap­pelle la fau­cheuse...», confie ce­lui qui est aus­si der­rière Le mo­ment de vé­ri­té, ani­mée par Pa­trice L’Écuyer, M pour mu­sique et qui a réa­li­sé, entre autres, les DVD de Jean-Mi­chel Anc­til, Lise Dion, Mi­chel Ba­rette.

SUR TROIS SOIRS

L’équipe tra­vaille avec deux équipes en pa­ral­lèle et tourne deux émis­sions en trois jours. Ce qui équi­vaut à trois heures de dif­fu­sion, puisque les per­for­mances et com­men­taires des can­di­dats de chaque équipe se­ront sub­di­vi­sés en trois émis­sions de 30 mi­nutes. Le pre­mier soir, les té­lé­spec­ta­teurs ver­ront les qua­li­fi­ca­tions, le len­de­main, les épreuves de la «ba­layeuse» et de «l’étour­dis­seur», tan­dis qu’on garde les cinq su­per­hé­ros qui af­frontent les épreuves de la «zone» pour la fin.

Sur le pla­teau, 15 ca­mé­ras, dont deux mon­tées sur des grues, et cinq mi­ni-ca­mé­ras sont en ac­tion pour s’as­su­rer de tout sai­sir. Une équipe ar­gen­tine se charge de la réa­li­sa­tion des ra­len­tis qui se­ront in­té­grés au mon­tage, au be­soin.

DES FON­CEURS

«Les Qué­bé­cois sont vrai­ment fon­ceurs, il n’y a pra­ti­que­ment per­sonne qui lâche», confie, pour sa part, l’ani­ma­trice Va­lé­rie Si­mard at­tra­pée entre deux sé­quences.

«Dans cer­taines au-tres pro­duc­tions qu’on a vu en tour­nage, il y a des gens qui figent sur place et ne sont plus ca­pables de conti­nuer. Nous, les can­di­dats donnent un bon show. Ils font tout pour com­plé­ter le par­cours et tout le monde se force pour ga­gner en s’en­cou­ra­geant les uns les autres», pré­cise-t-elle.

«Le ton est ri­go­lo, il y a des mo­ments drôles et la cap­ta­tion so­nore dans leur casque nous per­met de sai­sir les ré­ac­tions sur le vif. De plus, tout ce que dit Va­lé­rie est en­re­gis­tré iso­lé­ment. Si bien que je peux tou­jours avoir la sé­quence qui va me man­quer. Je garde tou­jours le concur­rent à battre», ra­joute le réa­li­sa­teur avant de re­tour­ner au bou­lot.

NÉE DANS UN STU­DIO

Fille d’un pro­duc­teur ré­pu­té (Re­né Fer­ron) qui était là au dé­but de TQS, So­phie Fer­ron a pra­ti­que­ment gran­di dans un stu­dio de té­lé. Si les sé­ries lourdes ne l’in­té­ressent pas, elle confie être to­ta­le­ment ven­due à la té­lé de di­ver­tis­se­ment. «Quand j’ai vu Wi­peout au MIP de Cannes, au prin­temps der­nier, j’étais très ex­ci­tée. C’est un pro­duit qui me res­semble et j’ai sou­mis­sion­né très fort pour l’avoir», confie la pro­duc­trice en se fai­sant tou­te­fois dis­crète sur le bud­get de pro­duc­tion. «Juste en billets d’avion, c’est plu­sieurs cen­taines de mil­liers de dol­lars... J’es­pé­rais que TQS soit in­té­res­sée parce que je vou­lais par­ti­ci­per au re­nou­veau de TQS, où j’ai été cadre jus­qu’en 2005. C’est im­por­tant d’avoir plu­sieurs ré­seaux et une saine com­pé­ti­tion.» So­phie Fer­ron a entre autres oc­cu­pé le poste de vice-pré­si­dente chez Tech­ni­co­lor et a par­ti­ci­pé au lan­ce­ment de Ca­nal Vie et de Z Té­lé.

PIPI DANS LE POT S.V.P.

Avant de si­gner leur contrat qui les oblige d’ailleurs à gar­der le si­lence sur leur per­for­mance, même avec leurs fa­milles et leurs amis, les can­di­dats de­vaient lire les quatre pages de rè­gle­ments et s’en­ga­ger à les res­pec­ter. Ils de­vaient aus­si pré­sen­ter un bi­lan de san­té et se sou­mettre à des tests d’urine pour le dé­pis­tage de drogue. «On vou­lait sur­tout sa­voir s’ils pre­naient des choses qui pour­rait af­fec­teur leur car­dio», pré­cise la pro­duc­trice So­phie Fer­ron.

LA SÉ­CU­RI­TÉ AVANT TOUT

Pour les Ar­gen­tins et pour En­de­mol, la mul­ti­na­tio­nale qui dé­tient les droits de la pro­duc­tion de Wi­peout, la sé­cu­ri­té est pri­mor­diale. D’ailleurs, deux am­bu­lances sont sta­tion­nées en per­ma­nence sur le pla­teau de tour­nage. Ce­lui-ci doit avoir lieu en pré­sence de deux mé­de­cins, deux in­fir­miers et deux plon­geurs. Pour les avoir vus à l’oeuvre, ils ré­agissent très vite si un can­di­dat met un peu de temps à sor­tir la tête de l’eau ou de la boue. On ne rap­porte que des bles­sures mi­neures, mais tous les can­di­dats sont as­su­rés pour les sports ex­trêmes.

THE MA­KING OF...

Même si il n’y a pas en­core d’ache­teur en vue, une équipe vo­lante a réa­li­sé une re­vue de tour­nage de Wi­peout tout au long des 21 jours de tour­nage à Bue­nos Aires, en sui­vant les 200 can­di­dats au­tant sur le pla­teau de tour­nage qu’à leur hô­tel et dans la ville de 14 mil­lions d’ha­bi­tants. Quatre mi­nutes par émis­sion se­ront dif­fu­sées sur le Web, mais la pro­duc­trice es­père in­té­res­ser un dif­fu­seur pour un spé­cial té­lé.

PHOTO COL­LA­BO­RA­TION SPÉ­CIALE SANTIAGO LEPERA

L’ani­ma­trice Va­lé­rie Si­mard en­cou­rage les can­di­dats tout au long du par­cours et les ac­cueille en en­tre­vue après chaque épreuve. Évi­dem­ment, on ne ver­ra pas toutes les en­tre­vues au pe­tit écran.

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