CON­FI­DENCES D’UNE MÈRE ET D’UNE AC­TRICE

So­phie Pré­gent anime ce soir la grande soi­rée de Mè­reetCie, qui réunit plus de 500 femmes en­ceintes au She­ra­ton de La­val. C’est une ini­tia­tive de la dy­na­mique Ca­ro­line Ca­sa­bon, qui a tout le res­pect de la co­mé­dienne. Comment va So­phie Pré­gent, la mère et

Le Journal de Quebec - Weekend - - MODE DE STAR - Mi­chelle Cou­dé-Lord Le Jour­nal

POUR­QUOI VOUS EN­GA­GEZ-VOUS DANS CETTE CAUSE, SO­PHIE?

Cette fille-là est tel­le­ment dy­na­mique. C’est une grande fête de la ma­ter­ni­té, un hymne à la joie. J’anime la soi­rée avec Alex Per­ron et nous avons de­vant nous des cen­taines de belles be­daines rem­plies de pe­tites nou­velles vies. C’est for­mi­dable et éner­gi­sant. EST-CE QUE LA FA­MILLE EST TER­MI­NÉE POUR VOUS ET CHARLES LA­FOR­TUNE?

Oui. Ma­this, qui a main­te­nant sept ans, diag­nos­ti­qué au­tiste à deux ans, nous prend de l’éner­gie et nous vou­lons lui consa­crer tout notre temps. Il va à l’école et j’ac­cepte son par­cours. Il m’a mon­tré qu’il fal­lait vivre au jour le jour. Nous l’ac­cueillons comme il est. EST-CE QU’IL VOUS A FAL­LU FAIRE UN LONG CHE­MI­NE­MENT POUR AR­RI­VER À CETTE HAR­MO­NIE?

Non. Ac­cep­ter son fils tel qu’il est, c’est le che­mi­ne­ment de tout parent, je crois. Je ne vous dis pas que c’est fa­cile au jour le jour, mais nous sommes pri­vi­lé­giés.

Nos pa­rents nous aident, donc nous avons des sou­papes, et Ma­this évo­lue bien. Il est très at­ta­chant. Il est heu- reux, c’est tout ce qui compte pour Charles et moi. DU CÔ­TÉ DU MÉ­TIER, VOUS VE­NEZ DE REM­POR­TER UN PRIX D’IN­TER­PRÉ­TA­TION FÉ­MI­NINE POUR NOS ÉTÉS. EST-CE QU’APRÈS UNE TELLE VIC­TOIRE AU GALA AR­TIS, LE TÉ­LÉ­PHONE SONNE? EST-CE QUE L’AC­TRICE EST RÉ­CLA­MÉE?

De tels prix ne changent rien au fond. On re­çoit une belle éner­gie du pu­blic, c’est im­por­tant, cru­cial même, mais nous ne sommes pas aux États-Unis ici. L’ef­fet est pra­ti­que­ment nul, je vous di­rais sin­cè­re­ment. CE QUI N’EM­PÊCHE PAS QU’ON VOUS VER­RA BEAU­COUP CET AU­TOMNE ?

Oui, je suis dans Lance et compte. Je joue l’avo­cate, l’« ex » de Marc Mes­sier avec qui j’ai eu un en­fant. Il ré­clame d’ailleurs la pa­ter­ni­té et ça ne fait pas mon af­faire. Et il y a aus­si le re­tour de Miss Météo. De beaux rôles, j’ai été gâ­tée. ÉTIEZ-VOUS DÉ­ÇUE DE LA FIN DEGROSSE VIE?

Les cri­tiques n’ont pas été bonnes. Ça ar­rive dans tout pro­jet. On a tra­vaillé de toutes nos forces, mais le ré­sul­tat n’a pas été au ren­dez-vous. Dans ce temps-là, tu fonces. Je me donne le droit à l’er­reur, et grâce à cette com­pli­ci­té avec Nor­mand Bra­th­waite, je se­rai avec lui sur la scène cet été dans deux ga­las de Juste pour rire. C’est ce que j’ap­pelle un ca­deau de mé­tier. QUEL SE­RAIT VOTRE RÔLE DE RÊVE?

Une laide, une sans-abri, une al­coo­lique. Je veux al­ler en­core plus loin à l’in­té­rieur de moi. Je suis prête à prendre 25 livres. Je veux être une autre à l’écran. La 5e édi­tion du Sho­wer Mères et Cie a lieu ce soir, au She­ra­ton de La­val.

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