Chan­ter les autres

En at­ten­dant de le re­trou­ver en scène, les fans de Ch­ris de Burgh pour­ront ap­pré­cier son nou­vel al­bum, Foots­teps, un al­bum vrai­ment dif­fé­rent des autres puisque l’au­teur-com­po­si­teur cède la place à l’in­ter­prète.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Pierre O. Nadeau

Le chan­teur bri­tan­nique a donc dé­ci­dé de suivre la nou­velle ten­dance, qui consiste pour un ar­tiste éta­bli de prendre un ré­pit de créa­ti­vi­té, en ras­sem­blant sur un al­bum les suc­cès des autres. «Des coups de coeur», comme ils disent tous. D’au­cuns les ac­cu­se­ront de s’adon­ner à un exer­cice as­su­ré­ment ren­table... et vite fait!

Mais dans cer­tains cas, le ré­sul­tat peut être fort im­pres­sion­nant. Et c’est le cas avec Foots­teps, qui aligne 13 co­vers avec en prime seule­ment deux nou­velles chan­sons, le tout re­le­vé de la com­pli­ci­té d’un en­semble sym­pho­nique. Un al­bum en­re­gis­tré en à peine huit jours!

Après avoir en­re­gis­tré 17 al­bums en stu­dio, Ch­ris de Burgh met sa voix ex­cep­tion­nelle au ser­vice de clas­siques in­tem­po­rels pui­sés no­tam­ment dans l’uni­vers des Beatles. Ses re­lec­tures no­tam­ment de Wi­thout You et de Sea­led With a Kiss ont de quoi don­ner des fris­sons. L’au­teur de Spa­nish Train est, de toute évi­dence, un fan du Fab Four puis­qu’il re­prend trois de leurs titres: We Can Work it Out, Black­bird, et sur­tout The Long and Win­ding Road, dont l’in­ter­pré­ta­tion re­le­vée res­semble à s’y mé­pren-dre à celle de Paul McCart­ney.

On y re­trouve aus­si Turn, Turn, Turn, Afri­ca, Whe­ra Have All the Flo­wers Gone?, Pol­ly Von, Cor­ri­na, Cor­ri­na et Ame­ri­can Pie.

CHOIX PER­SON­NELS

Comment a-t-il fait ses choix? «J’ai été gui­dé par trois prin­cipes; je de­vais d’abord ai­mer ces chan­sons, je de­vais les avoir chan­tées plu­sieurs fois dans le pas­sé et, plus im­por­tant en­core, cha­cune d’elles de­vait m’avoir ins­pi­ré d’une fa­çon ou d’une autre.» À cet égard, il cite Pol­ly Von, la chan­son de Pe­ter, Paul & Ma­ry, «qui m’a ins­pi­ré mes pre­miers suc­cès, comme Spa­nish Train et The To­wer. »

«Ce sont pour la plu­part des chan­sons que j’in­ter­pré­tais, ado­les­cent, dans le châ­teau/hô­tel de mon père pour di­ver­tir les clients du res­tau­rant. Quant à Co­rin­na, Co­rin­na, c’est la chan­son que j’uti­lise le plus sou­vent à l’oc­ca­sion de mes vé­ri­fi­ca­tions de son. »

Ch­ris de Burgh sillonne l’Eu­rope pen­dant 2009. Au len­de­main de sa par­ti­ci­pa­tion à Star Aca­dé­mie, il dé­cla­rait au Jour­nal qu’il n’at­ten­dait que les in­vi­ta­tions pour re­ve­nir se pro­duire au Qué­bec. «Qu’on m’in­vite, et je vais ac­cou­rir », nous avait-il dit.

Son ho­raire de tour­née pour 2009 n’an­nonce au­cun spec­tacle en Amé­rique du Nord.

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