« Écrire, c’est la li­ber­té­to­tale »

Il y a des au­teurs sé­rieux qui écrivent des ro­mans pour re­faire le monde; d’autres qui sont des m’as-tu-lu et se pensent plus im­por­tants que leur su­jet; d’autres en­core écrivent pour exor­ci­ser leur en­fance ou pour dé­non­cer les co­quins. Clau­dine Dou­ville n

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES - Be­noît Au­bin

Même si son pre­mier livre, La louve des mers, a connu un franc suc­cès en li­brai­rie, Clau­dine Dou­ville ne se voit pas comme une écri­vaine pro­fes­sion­nelle.

« J’écris pour le plai­sir de la chose, pour m’écla­ter un peu, et j’écris des his­toires d’aven­tures comme celles que j’au­rais en­vie de lire. » Elle lance main­te­nant Le loup des îles, la suite du pre­mier, « parce que mes lec­teurs en dé­lire en ré­cla­maient une », dit-elle, dans un grand éclat de rire qui ne fait pas sé­rieux du tout. Écrire des ro­mans d’aven­tures vient pro­ba­ble­ment au qua­trième rang des prio­ri­tés de vie de Clau­dine Dou­ville. On la connaît sur­tout comme la com­men­ta­trice des matchs de soc­cer au Ré­seau des sports.

C’est aus­si la mère de trois pe­tits gar­çons. Ce­la tient son au­teure oc­cu­pée. Le reste de son éner­gie, Clau­dine Dou­ville le consacre au sport… d’aven­ture jus­te­ment.

Elle a dé­jà rem­por­té le ral­lye Aï­cha des Ga­zelles, fait le raid Ama­zones au Ke­nya et à l’île Mau­rice, grim­pé au camp de base de l’Eve­rest, gra­vi le Kilimandjaro, fait du traî­neau à chien en Alas­ka, de la plon­gée en Aus­tra­lie, et quoi d’autre en­core? Ah oui: pi­lo­té un F18... Ce qui l’amuse le plus dans l’écri­ture, dit-elle, c’est « dé­crire de grandes at­mo­sphères, la mer, les grands voi­liers, les pirates, les ba­tailles, les tem­pêtes…

«Écrire, c’est la li­ber­té to­tale », dit-elle. La beau­té du ro­man, c’est que, con­trai­re­ment à la té­lé ou au ci­né­ma, tout y est pos­sible. « Il n’y pas de contraintes tech­niques ni de li­mites bud­gé­taires. J’ai be­soin d’un deuxième na­vire? Le voi­ci. Je veux qu’il coule? Il coule. Bye!»

CHAN­GER D’AIR

Mais là, après deux ro­mans de près de 600 pages cha­cun consa­crés à l’in­tré­pide Marie Gal­li­gan qui sillonne les mers à chas­ser les pirates au dé­but du XVll­le­siècle, Clau­dine Dou­ville vou­dra chan­ger d’air un peu. Dès l’au­tomne, elle part pour le Mon­ta­na. Elle ira pas­ser quelque temps là-bas à s’im­mer­ger dans la vie des cow­boys d’au­jourd’hui. « J’en avais un peu marre des an­nées 1711, dit-elle. Mes pro­chains per­son­nages au­ront un cel­lu­laire. »

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