Une an­née en mon­tagnes russes

MON­TRÉAL | La vie vient de payer tout un voyage « à la Ronde » à Lise Dion. La po­pu­laire hu­mo­riste ré­sume ain­si son an­née 2009, faite de mon­tagnes russes.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Mi­chelle Cou­dé-Lord

«Après chaque épreuve, j’ai re­çu un ca­deau. Donc, ça s’équi­libre tout de même», ré­vèle-t-elle sur un ton op­ti­miste, en en­tre­vue au Jour­nal.

Elle s’est sé­pa­rée de son homme, Da­niel Senneville, avec qui elle par­ta­geait sa vie de­puis 15 ans. Il reste ce­pen­dant son gé­rant.

«Nous avons fait tout de même une belle route de 15 ans. C’est un homme très im­por­tant dans ma vie et il le se­ra tou­jours. Nous avons be­soin tous les deux d’une ré­flexion. Je laisse la porte ou­verte, et, au cours des der­nières se­maines, je ne sais pas ce que j’au­rais fait sans lui», ajoute-t-elle.

LA RA­DIO, LOIN DE L’ÉCHEC

Lise Dion a 54 ans et fête cette an­née ses 21 ans de car­rière. Donc, elle sait ce qu’elle veut et ne veut pas.

Et lors­qu’elle a si­gné son contrat de ra­dio avec Ro­ckDé­tente, elle vou­lait en­trer en contact avec son pu­blic, ce­lui qui l’a choi­sie de­puis plus de 20 ans. Donc, lorsque ses pa­trons lui ont im­po­sé plus de mu­sique à son émis­sion du mi­di avec Marie-Élaine Proulx, elle a dit non mer­ci, ça se ter­mine ici.

«Je ne me re­trou­vais plus dans ce nou­veau man­dat, donc l’aven­ture s’est ter­mi­née. Je ne dis pas non à la ra­dio à ja­mais. Je prends ce­la comme une autre belle ex­pé­rience. J’étais triste pour ma col­lègue et amie Ma­rieÉ­laine, mais mes pa­trons m’ont bien dit qu’ils al­laient faire at­ten­tion à elle. Elle fe­ra du rem­pla­ce­ment à la sta­tion.»

L’ÉCRI­TURE ET LA MISE EN SCÈNE

Elle lègue d’ailleurs un al­bum de ses 21meilleures cap­sules à la ra­dio Lise Dion à l’ap­pa­reil. Pré­pa­rez-vous à ce que la po­pu­laire hu­mo­riste parle de son pas­sage à la ra­dio dans son troi­sième spec­tacle, qu’elle est en train d’écrire.

«Je se­rai sur scène en 2011. C’est un ca­deau pour moi, car après le suc­cès du pre­mier show, je ne pen­sais ja­mais avoir la chance que l’aven­ture se conti­nue aus­si long­temps avec mon pu­blic, à qui je dois tout», dit-elle avec un grand res­pect.

En même temps qu’elle per­dait son émis­sion à la ra­dio, elle re­ce­vait un autre dé­fi de mise en scène, à sa grande sur­prise. Après le spec­tacle des Grandes Gueules, voi­là qu’elle tra­vaille avec Marie-Élaine Thi­bert.

«Tout comme moi, elle fut choi­sie par le pu­blic, donc, on a beau­coup d’af­fi­ni­tés. Je sens que c’est une fille qui a du chien, j’aime ce­la. Faire de la mise en scène me per­met de mettre des mots sur mon mé­tier, d’être le troi­sième oeil. L’ex­pé­rience est fas­ci­nante pour moi», ajoute Lise Dion.

Marie-Élaine Thi­bert, sous la si­gna­ture de Lise Dion, fe­ra sa grande ren­trée mont­réa­laise en fé­vrier pro­chain.

UNE IN­VI­TA­TION DE CLAUDE MEU­NIER

Elle écrit éga­le­ment un livre sur sa mère adop­tive qu’elle en­tend pu­blier en sep­tembre pro­chain.

«Après sa mort, j’ai dé­cou­vert qui elle était vrai­ment en fouillant dans une grande va­lise bleue… je la ra­conte.»

Elle par­ti­ci­pe­ra au spé­cial de La pe­tite vie. «J’ai re­çu l’ap­pel de Claude Meu­nier comme un grand hon­neur. Je lui ai dit, et peu de temps après le tour­nage, il m’a rem­plie de bon­heur en pre­nant le temps de me rap­pe­ler pour me dire à quel point il était heu­reux du ré­sul­tat au mon­tage.»

On lui pré­sente des pro­jets de té­lé­sé­rie et de ci­né­ma. Elle les étu­die. Sa pré­sence dans la sé­rie Le gent­le­man a fait plis­ser les yeux à quel­que­suns.

« Bien sûr que j’ai des dé­fauts, mais moi, je suis contente du ré­sul­tat, et c’est une autre ex­pé­rience qui me fait gran­dir après mon per­son­nage de Lau­ra Ca­dieux. J’ai pris de l’as­su­rance. J’es­père tour­ner à nou­veau. »

C’EST LA VIE!

Ré­cem­ment, Lise Dion a eu des pro­blèmes de san­té.

«À 27 ans, j’ai com­bat­tu un cancer du col de l’uté­rus, donc vous pou­vez vous ima­gi­ner que dès que je souffre de quelque chose, je crains le pire. Or, on m’a en­le­vé un kyste sur un ovaire. Heu­reu­se­ment, tout était nor­mal et non can­cé­reux. J’ai eu peur comme tout le monde dans de telles cir­cons­tances.»

Sé­pa­ra­tion, ma­la­die, perte d’une émis­sion… mais il y a La pe­tite vie, le dé­fi d’un autre spec­tacle, un livre, une autre mise en scène… la vie quoi, avec ses hauts et ses bas.

«Tant qu’on a la san­té, on peut faire face à tout. Je suis pri­vi­lé­giée», dit en ter­mi­nant Lise Dion, tou­jours aus­si at­ta­chante et au­then­tique. Lise Dion à l’ap­pa­reil: ses meilleures cap­sules hu­mo­ris­tiques à la ra­dio de­puis un an et de­mi.

PHOTO D’ARCHIVES

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.