LA LU­MIÈRE AU BOUT DU TUN­NEL

Les membres du groupe Th­ree Days Grace n’ont pas la vie fa­cile par les temps qui courent.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Agence QMI

C’est ce qu’a ré­vé­lé Adam Gon­tier, chan­teur prin­ci­pal de ce groupe to­ron­tois de ro­ckers. Lui et ses col­lègues ont dû faire face à une sé­rie de tra­gé­dies per­son­nelles, de ma­la­dies et de dé­fis dans leur car­rière, a-t-il ad­mis.

Ain­si, le fils du bas­siste Brad Wal­st a eu le cancer. Adam Gon­tier, lui, était toxi­co­mane.

« Nous avons tous dû af­fron­ter la ma­la­die au sein de notre fa­mille, des gens qui ont eu le cancer, par exemple, des gens qui sont morts, si­gnale M. Gon­tier. Quelques-uns d’entre nous sont en train de vivre ce­la à l’heure ac­tuelle, pré­cise le chan­teur-gui­ta­riste de 31 ans. Nous sa­vons que tout le monde a des pro­blèmes et des luttes per­son­nelles à sur­mon­ter, mais nous af­fron­tons conti­nuel­le­ment ce genre de choses, semble-t-il, de­puis que nous avons si­gné un contrat de disque et en­ta­mé une tour­née. »

Il y a ce­pen­dant un cô­té po­si­tif : ces crises ont été une grande source d’ins­pi­ra­tion pour ces ro­ckers. À preuve, leur der­nier al­bum, Life Starts Now, un disque plu­tôt sombre com­pre­nant Bit­ter Taste, Break et World so Cold, se tire plu­tôt bien d’af­faire.

« Dans le stu­dio, nous avons la chance d’écrire et d’ex­pri­mer beau­coup de sen­ti­ments et d’émo­tions, en­chaîne M. Gon­tier. Nous avions beau­coup de conte­nu cette fois. Nous étions tous émus, car nous vi­vions tous des choses. Les dif­fi­cul­tés per­son­nelles et fa­mi­liales res­sortent dans cet al­bum. »

De nom­breuses pistes offrent quelque chose de re­la­ti­ve­ment nou­veau pour Adam Gon­tier: une lu­mière au bout du tun­nel. La chan­son Break, par exemple, re­jette les in­fluences né­ga­tives. «Je vou­lais que ce soit plus por­teur d’espoir», dit-il. Se­lon lui, l’al­bum s’ins­pire de choses sombres, mais «il y a as­su­ré­ment de l’espoir dans cet al­bum. Il faut ac­cep­ter ce que la vie nous donne. Au fond, c’est ça, la si­gni­fi­ca­tion de Life Starts Now, de faire face à la réa­li­té.»

RÊVE AMÉ­RI­CAIN

Bien que de nom­breux cri­tiques mé­prisent la mu­sique de 3DG, la mu­sique rock mo­derne de ce groupe ré­sonne haut et fort au­près de ses fans. Life Starts Now a dé­mar­ré en troi­sième po­si­tion au pal­ma­rès Bill­board 200, bat­tant tous les re­cords du groupe jus­qu’ici. Cet al­bum a éga­le­ment ra­flé la deuxième po­si­tion au pal­ma­rès Bill­board Top Rock Al­bums, alors que Break oc­cu­pait la sep­tième place du pal­ma­rès Bill­board Rock Songs. Cet al­bum s’est éga­le­ment ven­du à 79000 exem­plaires aux États-Unis à la pre­mière se­maine de sa sor­tie, un chiffre im­por­tant, sur­tout pour un groupe canadien qui lance son troi­sième al­bum.

Ce n’est pas un ha­sard. Dès le dé­but, ce qua­tuor, qui com­prend éga­le­ment le bat­teur Neil San­der­son et le gui­ta­riste Barry Stock, a tou­jours eu comme ob­jec­tif de se bâ­tir une car­rière au sud de la fron­tière et de la faire fruc­ti­fier, ex­plique M. Gon­tier.

« Lorsque des mai­sons d’en­re­gis­tre­ment ont ma­ni­fes­té de l’in­té­rêt à notre en­droit, nous avons ju­gé im­por­tant de si­gner un contrat avec une mai­son aux États-Unis. Nous vou­lions un ap­pui aux États-Unis. Nous vou­lions en faire une car­rière. Nous ne vou­lions pas être ce groupe qui fait une tour­née au Ca­na­da pen­dant quatre ou cinq ans. »

Le groupe a donc pris le che­min des États-Unis à la suite de la sor­tie de son al­bum en 2003 et de la consé­cra­tion de sa chan­son à suc­cès, I Hate Eve­ry­thing About You. Ils ont fait une tour­née en Amé­rique qui s’est éche­lon­née sur plu­sieurs an­nées. Ça a été un par­cours érein­tant, pous­sant M. Gon­tier à prendre des mé­di­ca­ments sans or­don­nance mé­di­cale. De­puis, il s’est dé­fait de cette ha­bi­tude.

«Pour ce qui est des deux pre­miers disques, nous avons com­men­cé une tour­née as­sez ra­pi­de­ment. C’était des dé­ci­sions per­son­nelles, et j’ai fait de mau­vais choix. C’était un mo­ment sombre. Au­jourd’hui, toute ten­ta­tion fu­gace de re­tour­ner à cette époque, de consom­mer des drogues de fa­çon abu­sive ou de re­tour­ner à ce style de vie, s’est dis­si­pée. Les bonnes choses ont sup­plan­té les mau­vaises choses. Je ne veux pas re­tour­ner à ce­la. Rien ne pour­rait me faire re­ve­nir à cette pé­riode, peu im­porte à quel point les choses pour­raient mal tour­ner.»

À l’heure ac­tuelle, le chan­teur Gon­tier pré­fère exor­ci­ser ses dé­mons dans le stu­dio ou sur scène. Et il a hâte d’en­ta­mer une nou­velle tour­née ca­na­dienne.

«J’ai vrai­ment hâte. Ça compte de jouer sur scène pen­dant deux heures tous les soirs. Ça a tou­jours été li­bé­ra­teur pour nous, et en­core plus que ja­mais cette fois-ci.» Ottawa, Place Sco­tia­bank Mon­tréal, Cepsum Qué­bec, pa­villon de la Jeu­nesse

PHOTO COUR­TOI­SIE

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