Le jeu du film

Ubi­soft Mon­tréal a été char­gée de conce­voir la ver­sion jeu vi­déo du film à très gros bud­get Ava­tar. Ubi­soft a fait de son mieux avec James Ca­me­ron’s Ava­tar : The Game, mais le ré­sul­tat est un jeu d’ac­tion simple et plu­tôt or­di­naire qui, comme il fal­lait s

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Steve Tilley Agence QMI

Le jeu et le film portent tous les deux sur un conflit entre la RDA (l’ad­mi­nis­tra­tion du dé­ve­lop­pe­ment des res­sources) sur Terre et les Na’vis, de grands êtres à la peau bleue qui vivent sur Pan­do­ra, une lune loin­taine riche en mi­né­raux es­sen­tiels à la sur­vie de notre pla­nète.

L’his­toire du jeu se dé­roule deux ans avant celle du film et le joueur in­carne le spé­cia­liste des si­gnaux de la RDA, Able Ry­der, une nou­velle re­crue du pro­gramme Ava­tar sur Pan­do­ra. Quelques ac­teurs du film, dont Si­gour­ney Wea­ver et Mi­chelle Ro­dri­guez, prêtent éga­le­ment leur voix aux per­son­nages du jeu.

L’as­pect le plus in­té­res­sant d’Ava­tar : The Game, c’est que ce sont es­sen­tiel­le­ment deux jeux en un.

Après avoir joué pen­dant en­vi­ron une heure, as­sez pour bien sai­sir l’his­toire et les contrôles, vous de­vez faire un choix : vous joindre à la RDA pour de­ve­nir un sol­dat hu­main en quête d’ex­ter­mi­na­tion des Na’vis… ou vous al­lier aux Na’vis et pas­ser le reste du jeu dans la peau d’un soi-di­sant guer­rier tri­bal de la ré­sis­tance qui de­vra triom­pher des forces tech­no­lo­gi­que­ment su­pé­rieures de la RDA grâce à sa ruse et à sa su­pé­rio­ri­té mo­rale.

La por­tion RDA res­semble à un jeu de tir sub­jec­tif de base avec des vé­hi­cules à pi­lo­ter, d’énormes fu­sils à ma­nier et des points ac­cu­mu­lés en ti­rant sur à peu près tout ce qui bouge (et même sur ce qui ne bouge pas, puisque vous êtes ré­com­pen­sé pour chaque arbre abat­tu).

Quant à la por­tion Na’vi, elle est un peu plus in­té­res­sante et dif­fi­cile. Les armes sont plus ru­di­men­taires (des arcs, des flèches et des gour­dins en bois sem­blables à des mar­teaux de guerre), mais les Na’vis sont plus ra­pides et plus agiles, en plus de dis­po­ser de l’aide de la faune et de la flore lo­cales.

EN­CY­CLO­PÉ­DIE

Ayant vu le jour dans l’ima­gi­na­tion fer­tile de James Ca­me­ron, le monde d’Ava­tar est par­ti­cu­liè­re­ment in­tri­gant et dé­taillé. La « Pan­do­ra­pe­dia » (une en­cy­clo­pé­die à l’in­té­rieur du jeu) offre une quan­ti­té in­croyable de dé­tails sur son his­toire aux joueurs qui prennent le temps de scan­ner tous les ob­jets et toutes les formes de vie sur leur pas­sage.

Les armes et les ap­ti­tudes de votre per­son­nage peuvent être amé­lio­rées, les mis­sions peuvent être faites dans plus ou moins n’im­porte quel ordre et le jeu contient éga­le­ment un mi­ni-jeu op­tion­nel sem­blable à Risk. C’est in­té­res­sant, mais à l’ex­cep­tion du nou­veau mode 3D qui ne fonc­tionne que sur les té­lés ul­tra­mo­dernes, il n’y a rien d’ex­cep­tion­nel à pro­pos d’Ava­tar : The Game, sur­tout lors­qu’on le com­pare aux autres titres à gros bud­get de la sai­son des Fêtes, comme As­sas­sin’s Creed II… d’Ubi­soft Mon­tréal!

On de­vra pa­tien­ter en­core quelques se­maines avant de sa­voir si le jeu est réel­le­ment à la hau­teur du film (ou pas), mais par res­pect pour James Ca­me­ron, j’es­père que non.

POINT FI­NAL

En tant que jeu vi­déo ba­sé sur un film, Ava­tar n’est quand même pas mau­vais (par mo­ments), mais il n’a rien de par­ti­cu­liè­re­ment cap­ti­vant et ex­ci­tant.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.