LE PAR­TY DES FÊTES VER­SION SANS AL­COOL

MON­TRÉAL | Sobre de­puis près d’un an, Éric La­pointe ne s’em­pêche sur­tout pas de pré­sen­ter sa dixième édi­tion de son par­ty des Fêtes. Ce soir au Mé­tro­po­lis, il se­ra sur scène, en­tou­ré de deux ro­ckeuses, Mar­jo et Marie-Mai. Con­trai­re­ment aux autres an­nées,

Le Journal de Quebec - Weekend - - ÉRIC LAPOINTE - Mi­chelle Cou­dé-Lord

Le 31 dé­cembre, il se­ra à nou­veau sur scène au Mé­tro­po­lis en­tou­ré de sa gang de mu­si­ciens avec sa fa­mille dans la salle et, bien sûr, sa mère.

« Elle est bien fière de moi, je crois », me dit de son sou­rire ti­mide lé­gen­daire Éric La­pointe en pleine ré­pé­ti­tion de son spec­tacle.

Il faut bien dire qu’il en a fait voir de toutes les cou­leurs à sa chère ma­man, le pe­tit Éric.

« C’est bien simple, je bu­vais du ma­tin au soir et je ne dor­mais pas. Faut dire les vraies af­faires. Y a juste du­rant le temps des Fêtes que je me te­nais plus tran­quille, pour lui faire plai­sir, je met­tais le gars saoul dans la gar­de­robe pour deux se­maines et je me pré­sen­tais à elle avec une belle che­mise cra­vate. »

Au­jourd’hui, le gars saoul reste dans la garde-robe. Ça fait onze mois.

« Je trouve ça dur. Des fois, j’ai peur de flan­cher, mais le len­de­main ma­tin, quand tu te lèves en forme, t’es fier de toi. Ma mu­sique, mon en­tou­rage, ma fa­mille et le ca­fé me sou­tiennent et m’aident à pas­ser au tra­vers », dit avec sin­cé­ri­té Éric La­pointe.

Il ap­pri­voise l’homme qu’il est, le pas­sage de la qua­ran­taine, et il sait qu’il peut créer sans al­cool.

« C’est pas la dope qui per­for­mait, ce n’est pas l’al­cool qui écri­vait. C’était moi. Une fois que tu as com­pris ça, tu peux avan­cer », as­sure le ro­ckeur, af­fi­chant une toute nou­velle confiance.

INS­PI­RÉ

Après ses spectacles du par­ty des Fêtes, il se ré­fu­gie­ra en com­pa­gnie de Ro­ger Ta­bra et de Steve Hill aux îles Tur­quoises pour écrire son pro­chain al­bum qu’il veut lan­cer en 2010.

« J’écris, je suis ins­pi­ré. Je veux ra­con­ter la vie. J’ai as­sez ra­con­té la nuit. J’ai fait le tour du bum. Il se peut que le titre soit La­pointe, Éric... car je com­mence à mieux le sai­sir, cet Éric, et à 40 ans, c’est le temps. »

Franc, di­rect et hu­main, Éric La­pointe pour­suit sa route avec ses forces et ses fai­blesses.

« Je peux dire qu’en 2009, je me suis re­trou­vé. Mais c’est en­core sur scène que je me sens le plus vi­vant. Et t’ima­gines le fun que je me paie avec Mar­jo et Marie-Mai. On n’offre que des hits pen­dant plus de deux heures au monde. Ce pu­blic qui m’a tant sou­te­nu dans ma vie de ro­ckeur. Je ne re­mer­cie­rai ja­mais as­sez les gens d’être là pour moi en­core au­jourd’hui. »

UN GARS DE FA­MILLE

Il se sent fort et ai­mé. Il aime Noël. « Je re­çois une soixan­taine de per­sonnes; des amis, de la fa­mille. Il y a de l’amour en masse et des en­fants. Au fond, je pense que je se­rai un éter­nel en­fant », dit-il en riant.

Un en­fant avec de gros pro­blèmes de bois­son d’adulte. « J’ai tel­le­ment bu du soir au ma­tin que je ne vi­vais plus. Là, j’ai ap­pris à tou­cher mes émo­tions à jeun. Car la mu­sique, la scène, c’est juste ce­la de l’émo­tion. »

LE VRAI ÉRIC SE LÈVE

Éric La­pointe aborde donc 2010 avec confiance en ses moyens. Il s’ap­puie sur ce nou­veau contact qu’il a avec la vie.

« Je sais que je se­rai tou­jours en dan­ger avec cette ma­la­die qu’est l’al­coo­lisme, je ne suis pas à l’abri d’une rechute, mais il y a une chose qui me ras­sure : j’ap­pri­voise de plus en plus ce nou­veau Éric tant sur scène que dans la vie au quo­ti­dien, et je crois qu’on va ben s’en­tendre », lance-t-il en riant.

Éric La­pointe a pris le contrôle de sa vie. C’est ce qui s’ap­pelle ter­mi­ner l’an­née en beau­té. Ce soir, au Mé­tro­po­lis, il ne ti­tu­be­ra pas sur scène, il sa­vou­re­ra avec bon­heur son mo­ment. Place au par­ty des Fêtes d’Éric La­pointe... sans al­cool! Le Par­ty des Fêtes avec Éric La­pointe, Mar­jo et Marie-Mai, ce soir, au Mé­tro­po­lis, à Qué­bec, le 23 dé­cembre, à la salle Al­bert-Rousseau, et le 31, de re­tour au Mé­tro­po­lis, à Mon­tréal.

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