TROU­VER SA VRAIE NA­TURE

Dans la fou­lée des « Al­chi­miste » et des « Mes­sie ré­cal­ci­trant » de ce monde, l’au­teure qué­bé­coise A.B. Win­ter pu­blie ac­tuel­le­ment le der­nier tome de sa tri­lo­gie La grande mas­ca­rade, La croi­sade des en­fants, chez Un monde dif­fé­rent.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MODE DE STARS - Serge Drouin Le Jour­nal de Qué­bec

Jus­qu’à main­te­nant, les deux pre­miers tomes de ces thril­lers spi­ri­tuels se sont ven­dus à plus de 20 000 exem­plaires. La tri­lo­gie traite d’un thème cher à plu­sieurs : sommes-nous ar­ri­vés où nous sou­hai­tions être lorsque nous étions en­fant? Avons-nous at­teint nos ob­jec­tifs, nos rêves? A.B. Win­ter a dé­jà une so­lide ré­pu­ta­tion dans le genre, puisque son style est sou­vent com­pa­ré à ce­lui de Pao­lo Coel­ho ou en­core à Al­dous Hux­ley. Rien de moins...

JOUR­NAL IN­TIME

C’est grâce à son jour­nal in­time si l’au­teure a mis au monde l’uni­vers de La grande mas­ca­rade. « L’idée de cette tri­lo­gie m’est ve­nue lorsque je suis tom­bée sur une boîte de jour­naux in­times que j’avais écrits à 11 ans. Je me suis ren­du compte, dans la tren­taine, que je n’étais pas du tout dans le sec­teur pro­fes­sion­nel dont j’avais rê­vé. Moi, à 11 ans, je vou­lais être écri­vain plus tard », as­sure l’au­teure.

A.B Win­ter a été loin de son che­min pen­dant des an­nées, ayant sur­tout tra­vaillé dans le monde des af­faires et du com­merce jus­qu’à tout ré­cem­ment en­co- re. « À par­tir de ce jour­nal, je me suis de­man­dé pour­quoi les en­fants de cet âge, pour se faire ai­mer et res­pec­ter des autres, n’ac­com­plis­sait pas né­ces­sai­re­ment leurs rêves. Je me suis mise à pen­ser qu’il y avait peut-être un ré­seau qui met­tait tout en place pour qu’on ne se réa­lise pas », note l’au­teure qui, dans le troi­sième tome de La grande mas­ca­rade, dé­voile le créa­teur du ré­seau qui nous fait dé­ri­ver de nos buts, de nos rêves et de nos ob­jec­tifs dans la vie.

FIC­TION ET RÉA­LI­TÉ

La croi­sade des en­fants en­tre­mêle réa­li­té et fic­tion. C’est ain­si que le lec­teur, après Bee­tho­ven, fait ca­va­lier avec Ein­stein. « Je parle de ce qui me pas­sionne. Quand j’ai par­lé de Bee­tho­ven, dans le deuxième tome, c’est que j’ai dé­jà étu­dié en mu­sique et que je connais­sais l’oeuvre du mu­si­cien », dit Mme Win­ter.

L’écri­ture a né­ces­si­té bien des re­cherches à son au­teure, étant don­né les notes his­to­riques que contiennent les ro­mans. Constam­ment, A.B. Win­ter joue au chat et à la sou­ris avec le pu­blic. Les lec­teurs sont nom­breux à se ques­tion­ner sur ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas.

ÉCRI­TURE

A.B. Win­ter a au­jourd’hui re­trou­vé la pe­tite fille de 11 ans qui som­meillait en elle, puis­qu’elle consacre de­puis jan­vier tout son temps à l’écri­ture. Dé­jà, elle tra­vaille à son qua­trième ro­man et même à une té­lé­sé­rie que Cir­rus en­tend pro­duire. Après tous ces dé­tours, elle est en­fin ar­ri­vée à sai­sir son iden­ti­té, sa vraie na­ture...

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