Un mi­ni-al­bum lan­cé avant Noël, un autre com­plet à l’ho­ri­zon en 2010 et une nou­velle com­pa­gnie de mu­sique dé­diée aux ar­tistes : Julian Len­non prend les grands moyens pour re­mettre son nom sur la carte après une ab­sence de dix ans.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Douze ans se sont écou­lés de­puis Pho­to­graph Smile, le der­nier al­bum en stu­dio de Julian Len­non. Dé­goû­té de la fa­çon dont fonc­tion­nait l’in­dus­trie de la mu­sique, Len­non a alors dé­ci­dé de s’éclip­ser.

« J’ai dit après cet al­bum que si je ne re­fai­sais rien d’autre. Je se­rais heu­reux de quit­ter ain­si. Tou­te­fois, je ne pou­vais pas de­meu­rer si­len­cieux plus long­temps. Les idées s’em­pi­laient dans ma tête et je de­vais les lais­ser sor­tir », dit ce­lui qui a tou­ché à la pho­to­gra­phie et au do­cu­men­taire au cours de la der­nière dé­cen­nie.

« J’ai ado­ré les autres pro­jets dans les­quels je me suis en­ga­gé, mais la mu­sique a tou­jours été là. Je ne crois pas que ça me quit­te­ra un jour. »

IL A TOU­JOURS ÉCRIT

L’al­bum, ter­mi­né il y un an, s’in­ti­tule Eve­ry­thing Changes. Les chan­sons, dont Beau­ti­ful, que Len­non a écrites à la mé­moire de tous ceux qu’il a ai­més et qui ne sont plus de ce monde, ont été com­po­sées au cours de son hia­tus de dix ans.

« Je n’ai ja­mais ar­rê­té d’écrire. Je ne vou­lais sim­ple­ment pas, ou n’avais pas la force, de re­ve­nir dans l’in­dus­trie telle qu’elle était. Je sen­tais que je n’avais pas été trai­té cor­rec­te­ment par quelques com­pa­gnies », dit Len­non, qui se dit in­ca­pable de dé­crire son nou­veau ma­té­riel.

« Tout ce que je peux dire, c’est que Eve­ry­thing Changes est une évo­lu­tion de mon der­nier al­bum. Mu­si­ca­le­ment du moins, pas dans les pa­roles parce que j’écris tou­jours de la même fa­çon. Je crois que j’ai ac­cep­té d’in­té­grer des in­fluences de la mu­sique d’au­jourd’hui. »

THEREVOLUTION

Mais Julian Len­non avait beau avoir un al­bum entre les mains, qu’al­lait-il en faire, ne vou­lant plus faire des af­faires avec les éti­quettes de disques tra­di­tion­nelles? Avec deux partenaires, Todd Mea­gher et Mi­chael Birch, il a mis sur pied theRevolution, une com­pa­gnie In­ter­net de mu­sique dont le leit­mo­tiv est de don­ner l’en­tière li­ber­té créa­tive aux ar­tistes qui se join­dront à elle.

« Nous avons pen­sé que nous pour­rions ar­ri­ver avec un nou­veau mo­dèle qui fe­rait l’af­faire de tous. Qui don­ne­rait aux ar­tistes plus de contrôle sur ce qui se passe au ni­veau créa­tif et à tous les autres ni­veaux, que ce soit à pro­pos de leur image de marque, leur gé­rance, leur dé­ve­lop­pe­ment, l’en­re­gis­tre­ment, la pu­bli­ci­té, les tour­nées, etc. »

Cook et Len­non sont évi­dem­ment les pre­miers ar­tistes à se joindre à cette écu­rie nou­veau genre.

« Je crois que les nou­veaux ar­tistes, ob­serve Len­non, même s’il y a le Web, ont gran­de­ment be­soin d’être gé­rés et quel­qu’un s’oc­cupe d’eux. In­ter­net est un bien grand ré­seau et il faut en­core le scru­ter et avoir de bonnes stra­té­gies. Et c’est ce que fait theRevolution. »

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