LA FIN DE L’IN­CER­TI­TUDE

Les gars de De­fault ont au­jourd’hui plu­sieurs rai­sons d’ap­pré­cier faire la tour­née avec Th­ree Days Grace et même ac­cor­der des en­tre­vues aux jour­na­listes, après avoir vé­cu de longs mois d’in­cer­ti­tude qui ont failli conduire à la dis­so­lu­tion du groupe.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Pour le com­mun des mor­tels, Comes and Goes, pa­ru en sep­tembre, est tout sim­ple­ment le qua­trième al­bum du qua­tuor de Vancouver et, outre de nous faire dé­cou­vrir les plus ré­centes com­po­si­tions du groupe, sa seule par­ti­cu­la­ri­té est qu’une pé­riode de quatre ans le sé­pare de son pré­dé­ces­seur, One Thing Re­mains.

Cette at­tente n’est ce­pen­dant pas un ca­price du groupe, qui a plu­tôt dû com­po­ser avec la faillite de sa com­pa­gnie de disques, TTV Re­cords, sur­ve­nue peu avant le lan­ce­ment ini­tial, pré­vu en avril 2008. S’en sont sui­vis des mois de frus­tra­tion pour Dal­las Smith et ses col­lègues avant que EMI Ca­na­da ne leur offre un contrat, le prin­temps der­nier.

« Nous avons vrai­ment cru, à un cer­tain mo­ment, que le disque ne ver­rait ja­mais le jour. Heu­reu­se­ment, nous nous en sommes sor­tis de bien meilleure fa­çon que beau­coup d’autres groupes de cette éti­quette, dont les al­bums n’ont ja­mais pu voir le jour », si­gnale Smith, chan­teur du groupe.

NON-DIT

Ce der­nier ne cache pas que ces mois d’at­tente ont été dif­fi­ciles et au­raient pu si­gni­fier la fin de De­fault.

« Quand le disque ne pou­vait sor­tir, nous étions à plat et n’au­rions pas fait un autre al­bum. La frus­tra­tion au­rait été trop im­por­tante. Quand ce genre de chose ar­rive, ça peut dé­truire des ami­tiés et les re­la­tions que nous avons en­semble. Nous n’avons ja­mais vrai­ment par­lé de sé­pa­ra­tion. C’était du non-dit que d’avouer que si cet al­bum ne sor­tait pas, c’était ter­mi­né; nous se­rions par­tis cha­cun dans une di­rec­tion », dit Smith, qui sou­tient que cette épreuve a ren­du le groupe plus fort.

« Nous ap­pré­cions main­te­nant da­van­tage le suc­cès que nous avons ob­te­nu. Nous ne pre­nons plus rien pour ac­quis. Et nous ne nous plai­gnons plus de faire des en­tre­vues, car nous sommes chan­ceux d’en faire », ri­gole le chan­teur.

PLUS PER­SON­NEL

Qu’en est-il, donc, de Comes and Goes? Es­sen­tiel­le­ment, De­fault de­meure fi­dèle à sa re­cette. Du gros rock al­ter­na­tif qui plai­ra aux fans de la pre­mière heure. Pour le deuxième al­bum de suite, De­fault a fait ap­pel au pro­duc­teur Bob Mar­lette, qui a aus­si tra­vaillé avec Oz­zy Os­bourne et Shi­ne­down.

« Nous avons pas­sé beau­coup plus de temps sur cet al­bum. Je crois que les chan­sons sont plus tra­vaillées. Il y a plus de pia­no, de cordes », note Smith, qui a abor­dé des thèmes plus per­son­nels, no­tam­ment sur Caught in the Mo­ment, qui s’adresse à son fils de quatre ans et de­mi.

« Sa mère et moi avons di­vor­cé lors­qu’il avait à peine quatre ans. Je veux qu’il puisse l’écou­ter quand il se­ra plus vieux et ain­si consta­ter dans quel état d’es­prit j’étais plus tard dans sa vie. C’est une sorte de chan­son pour lui pré­sen­ter mes ex­cuses. » De­fault se­ra en tour­née le 21 dé­cembre, au Cepsum de Mon­tréal, et le 22 dé­cembre, au pa­villon de la Jeu­nesse de Qué­bec.

PHOTO COUR­TOI­SIE

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