DE L’ARÈNE AU PLA­TEAU DE TOUR­NAGE

De l’arène de lutte au pla­teau de tour­nage, il n’y a par­fois qu’un pas que plu­sieurs ath­lètes ont fran­chi au fil des ans. Le der­nier en lice est Ro­bert Maillet, un Aca­dien im­mense comme deux joueurs de foot­ball, connu des ama­teurs de la WWE sous le so­briq

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

À sa deuxième ex­pé­rience au ci­né­ma (il a joué dans le film d’ac­tion 300, il y a quelques an­nées), l’ath­lète de 6 pi 10 po, pe­sant 380 lb, y in­carne un vi­lain. Sous les ordres de Lord Bla­ck­wood, un tueur qui sème la ter­reur à Londres, il cherche à ve­nir à bout du cé­lèbre dé­tec­tive Sher­lock Holmes.

« Ce film me fait pen­ser à un James Bond, à un In­dia­na Jones. Il y a beau­coup d’ac­tion, beau­coup d’humour, des scènes de com­bat. C’est comme une aven­ture », ra­conte le lut­teur-ac­teur ori­gi­naire de Sainte-Marie-de-Kent, au Nou­veau-Bruns­wick, qui a cô­toyé sur le pla­teau Ro­bert Dow­ney Jr., Jude Law et Ra­chel McA­dams.

Dow­ney Jr., un adepte des arts mar­tiaux qui in­siste pour tour­ner ses scènes de com­bat, garde d’ailleurs un sou­ve­nir dou­lou­reux du pas­sage de Maillet sur le pla­teau, ce der­nier lui ayant ac­ci­den­tel­le­ment as­sé­né un coup de poing en pleine tronche pen­dant le tour­nage.

« J’ai sen­ti son men­ton sur ma main. Je sa­vais que je lui avais fait mal. Il est tom­bé et n’a ja­mais per­du connais­sance, mais c’est ve­nu près. Du sang cou­lait de sa bouche. J’avais vrai­ment peur de lui avoir cas­sé quelque chose. Fi­na­le­ment, ce n’était pas trop sé­rieux. Il a eu be­soin de quelques points de su­ture dans la bouche. On a pu quand même ter­mi­ner notre scène », dit Maillet.

« Ce sont des choses qui peuvent ar­ri­ver au­tant à la lutte qu’au ci­né­ma, pour­suit-il. Quand tu frappes près du vi­sage, c’est dan­ge­reux. Le len­de­main, il a été très gen­til. Il m’a don­né une belle bou­teille de cham­pagne et une carte pour me dire que tout était bien. »

LA PI­QÛRE DU CI­NÉ­MA

C’est par l’in­ter­mé­diaire de Jacques Rou­geau, avec qui il a lut­té, que Ro­bert Maillet a dé­cro­ché son pre­mier rôle au ci­né­ma, dans 300. De­puis, il a eu la pi­qûre et vient de ter­mi­ner le tour­nage de The Big Bang, un film noir dans le­quel il donne la ré­plique à An­to­nio Ban­de­ras. Il in­carne un boxeur russe qui cherche à re­trou­ver une femme.

« C’est un rôle dra­ma­tique avec des émo­tions. C’est nou­veau pour moi. Ha­bi­tuel­le­ment, je joue les mé­chants », dit ce­lui qui sou­haite dé­sor­mais se consa­crer da­van­tage au ci­né­ma, même s’il ne veut pas mettre une croix sur la lutte.

« La lutte, c’est très phy­sique et, à mon âge, on com­mence à s’en res­sen­tir. Je pour­sui­vrai jus­qu’à ce que mon corps me dise d’ar­rê­ter. Par contre, j’aime en­core ça être dans l’arène, sen­tir l’éner­gie du pu­blic.»

PHOTO COUR­TOI­SIE

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