DÉ­LI­RANT DI­VER­TIS­SE­MENT

Douze ans après Ti­ta­nic, le réa­li­sa­teur James Ca­me­ron réa­lise en­fin son rêve le plus fou : le film de science-fic­tion Ava­tar.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son Agence QMI

Ava­tar est tout sim­ple­ment un ex­ploit d’ima­gi­na­tion dé­bri­dée et d’au­dace. Si le film est loin d’être par­fait, il consti­tue néan­moins un di­ver­tis­se­ment dé­li­rant qui fait ap­pel à tous nos sens.

Le film ré­af­firme le rôle phare du scé­na­riste-réa­li­sa­teur en tant qu’in­gé­nieur in­éga­lable du ro­man­tisme et du spec­tacle po­pu­liste sur grand écran.

Dans Ava­tar, les hu­mains ont dé­cou­vert une pla­nète du sys­tème Al­pha du Cen­taure ap­pe­lée Pan­do­ra. Celle-ci est convoi­tée par les forces qui veulent ex­ploi­ter ses res­sources na­tu­relles, même si ce­la risque d’en­traî­ner l’éli­mi­na­tion des au­toch­tones hu­ma­noïdes bleus, les Na’vis.

Comme l’air de Pan­do­ra est toxique pour les hu­mains, les scien­ti­fiques (di­ri­gés par Si­gour­ney Wea­ver) ont clo­né de l’ADN hu­main et ex­tra­ter­restre pour fa­bri­quer gé­né­ti­que­ment des ava­tars : des créa­tures qui peuvent sur­vivre dans un en­vi­ron­ne­ment hos­tile, tout en étant contrô­lées psy­chi­que­ment par leurs ho­mo­logues hu­mains.

Comme l’un des scien­ti­fiques a été tué, la so­cié­té re­crute à sa place son frère ju­meau, un ex-ma­rine pa­ra­plé­gique nom­mé Jake Sul­ly (Sam Wor­thing­ton).

Sa mis­sion est d’in­fil­trer les Na’vis, de ga­gner leur confiance et de faire un compte ren­du.

Mais la loyau­té de Jake en­vers la so­cié­té est ébran­lée quand il est sau­vé des mains de pré­da­teurs par Ney­ti­ri, la fière prin­cesse guer­rière Na’vi, in­ter­pré­tée par Zoe Sal­da­na. Jake est conquis et se plonge dans la culture Na’vi pen­dant trois mois.

DÉ­TAILS

James Ca­me­ron nous en­traîne dans un monde de jungle luxu­riante et per­fide, pas­sant des mon­tagnes flot­tantes à des chutes à cou­per le souffle.

Mal­gré la ma­gni­fi­cence de l’ima­ge­rie, c’est la mi­nu­tie et l’ob­ses­sion de Ca­me­ron pour les dé­tails qui élèvent Ava­tar. Et pour une fois, il est pos­sible de per­ce­voir chaque ex­pres­sion des ac­teurs pré­sen­tés en pixels.

C’est tout à fait es­sen­tiel, car sans ce­la, il se­rait im­pos­sible d’être tou­chés émo­tion­nel­le­ment par des per­son­nages gé­né­rés par or­di­na­teur. Et nous le sommes.

Même si l’in­trigue n’est pas aus­si in­no­vante que les ef­fets vi­suels, le film est en soi une réus­site.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.