LE COM­MAN­DO DES B­TARDS (In­glou­rious Bas­terds)

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Dans la France oc­cu­pée, des sol­dats juifs amé­ri­cains traquent et dé­ciment les na­zis en pré­le­vant les scalps de leurs vic­times. Hit­ler charge le co­lo­nel Hans Lan­da de mettre en échec ces bâ­tards.

Au cours d’une opé­ra­tion an­té­rieure, ce der­nier avait fait exé­cu­ter une fa­mille juive. Seule Sho­shan­na, l’aî­née, était par­ve­nue à s’échap­per. Quatre ans plus tard, à Paris, elle di­rige un ci­né­ma.

Tom­bé sous le charme de la jeune femme, un jeune hé­ros de guerre na­zi convainc Jo­seph Goebbels, mi­nistre de la pro­pa­gande, de te­nir la pre­mière de son nou­veau film dans son éta­blis­se­ment. La pro­jec­tion, ré­ser­vée ex­clu­si­ve­ment aux Al­le­mands, consti­tue pour Sho­shan­na l’oc­ca­sion de ven­ger sa fa­mille. Elle ignore tou­te­fois que les bâ­tards rôdent dans les pa­rages.

CE QU’ON EN PENSE

Quen­tin Ta­ran­ti­no a tous les droits. C’est du moins l’im­pres­sion qui se dé­gage de son sixième film. Le ré­ali- sa­teur évoque en ef­fet la Se­conde Guerre mon­diale, l’Oc­cu­pa­tion, la dé­por­ta­tion des Juifs, en ne conser­vant que les grandes lignes de l’af­faire pour des­si­ner les contours d’un fan­tasme de haute vol­tige, où le ci­né­ma dé­tourne l’His­toire.

Le com­man­do des bâ­tards condense une my­riade d’in­fluences dans un ré­cit simple, aux di­gres­sions par­fois abruptes, qui en­chaîne des sé­quences où la ten­sion croît jus­qu’à l’in­sou­te­nable, seuil où Ta­ran­ti­no la re­lâche dans une sa­vante apo­théose.

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