LA FA­MILLE D’ABORD

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Mi­chelle Cou­dé-Lord Le Jour­nal

MON­TRÉAL | Claude Meu­nier est d’abord et avant tout un père. La fa­mille est le coeur de sa vie. Pas celle de Pô­pa et Mô­man, mais la sienne qu’il a avec sa blonde et leurs deux filles.

« J’aime être père. D’ailleurs, je suis père de­puis tou­jours; ma pre­mière blonde avait un fils; j’ai une fille de plus de 20 ans; et là, mes deux autres avec ma femme. Je suis père de­puis 82 ans au fond », lance en sou­riant Claude Meu­nier. Sa fa­mille est ce qu’il a de plus pré­cieux. « Et dire que je ne me voyais pas père, moi, dans ma vie. Ça in­fluence beau­coup l’au­teur, car je suis fas­ci­né par la fa­mille. Les rap­ports pa­rents-en­fants, les couples. Je suis un dia­lo­guiste. J’aime les rap­ports entre les gens. Jeune, j’en­ten­dais le monde par­ler et ça me fas­ci­nait. J’avais un oncle quand il par­lait avec mon père je trou­vais ce­la fas­ci­nant. »

« Être père pour moi, c’est le sens de la vie. Ça me nour­rit. La pe­tite vie, c’est aus­si ce­la l’im­por­tance de la fa­mille; mais c’est com­pli­qué une fa­mille; on la veut par­faite, sauf qu’il y a tou­jours des ti­raille­ments. Ça pète des fois et c’est nor­mal. Faut l’ac­cep­ter tout sim­ple­ment. Vivre quatre per­sonnes en­semble, ce n’est pas ce­la », pré­cise Claude Meu­nier.

LE COUPLE QUI DURE

Comment se fait-il que Pô­pa et Mô­man soient tou­jours en­semble?

« Je pense que c’est l’his­toire du vieux couple qui se crée une zone de confort et je pense qu’il y a une ten­dresse qui ne s’ex­prime pas vrai­ment. C’est une fa­mille que tout le monde aime, car tout le monde se re­con­naît. Je me fais dire sou­vent: “Comment se fait-il que vous connaissez mon ma­ri?” », conclut en riant un Claude Meu­nier ra­vi de ra­me­ner au pe­tit écran sa fa­meuse fa­mille.

LES VI­DANGES À PÔ­PA

Pour­quoi les vi­danges? « Ça vient de mon père, car il était fou des vi­danges. S’il était en­core vi­vant, il ca­po­te­rait sur les gros bacs verts de pou­belles sé­lec­tives. Mon père avait pas mal de ma­nies. Et moi, c’est drôle, j’ai tou­jours eu plein de pro­blèmes avec mes vi­danges. Un jour, j’ai dû ap­pe­ler à la mu­ni­ci­pa­li­té de mon vil­lage dans le nord et je me suis mis un klee­nex sur la bouche pour évi­ter qu’ils me re­con­naissent. Pire en­core, je me vois cou­rir der­rière le ca­mion de vi­danges; fal­lait voir les deux gars quand ils se sont aper­çus que c’était moi, le Pô­pa de la té­lé­vi­sion qui cou­rait avec ses vi­danges. »

Il dit s’être ar­ran­gé pour que cha­cun des per­son­nages soit ap­pré­cié.

« Il y a Guy Jo­doin qui fait un job fa­bu­leux, car il est l’ani­ma­teur de notre té­lé­réa­li­té. Il rend ça très cré­dible. At­ten­tion, je ne ris pas de la té­lé­réa­li­té; je ris du cô­té ex­trême de té­lé­réa­li­té. Je ne dé­nigre pas. J’en ris. C’est im­por­tant pour moi », sou­ligne ce­lui qui aime faire rire le Qué­bec.

Et dire qu’un jour, quel­qu’un lui avait dit que son écri­ture ne pour­rait pas re­joindre plein de monde, que ça res­te­rait tou­jours mar­gi­nal.

« Mon ca­deau, c’est que la fa­mille de La pe­tite vie, ça touche des mil­lions de gens », conclut le po­pu­laire au­teur. Le spé­cial de La pe­tite vie à Ra­dio-Ca­na­da, di­manche, 20 h.

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