Ro­man psy­cho­lo­gique

L’au­teure bri­tan­nique Ruth Bar­ba­ra Rendell lance un nou­veau ro­man psy­cho­lo­gique pour les Fêtes, Et l’eau de­vint sang.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES -

Ruth Rendell, Édi­tions des Deux Terres, 357 pages.

Rap­pe­lons que Ruth Rendell écrit de­puis plus de 40 ans. Elle est no­tam­ment re­con­nue pour ses ro­mans po­li­ciers.

Mais pa­ral­lè­le­ment, Rendell écrit aus­si de nom­breux ro­mans psy­cho­lo­giques cri­mi­nels, comme L’anal­pha­bète, L’homme à la tor­tue, La gueule du loup, Son âme au diable et Fausse route.

Elle a éga­le­ment don­né le troi­sième vo­let à son oeuvre en 1986 avec Ve­ra va mou­rir, sous le pseu­do­nyme de Bar­ba­ra Vine. Les titres pro­duits en­suite sous ce nom ( Le ta­pis du roi Sa­lo­mon, L’été de Tra­pel­lune et Le jour­nal d’As­ta) sont de la même li­gnée que ses ro­mans psy­cho­lo­giques. Elle y ex­plore des su­jets tels que les mal­en­ten­dus fa­mi­liaux et les consé­quences des se­crets et des crimes.

Ruth Rendell est re­nom­mée pour sa vi­sion acé­rée de la psy­cho­lo­gie hu­maine, ain­si que pour sa ca­pa­ci­té à créer des in­trigues et des per­son­nages so­lides. Elle a éga­le­ment dé­ve­lop­pé dans ses livres les ef­fets des chan­ge­ments so­ciaux in­ter­ve­nus de­puis une qua­ran­taine d’an­nées, met­tant l’ac­cent, par exemple, sur les vio­lences fa­mi­liales ou l’évo­lu­tion du sta­tut des femmes.

Si­gna­lons que plu­sieurs de ses livres ont été adap­tés à la té­lé­vi­sion et au ci­né­ma, comme L’homme à la tor­tue par Pe­dro Al­mo­do­var ( En chair et en os).

NOU­VEAU DÉ­COR

Avec Et l’eau de­vint sang, celle qui a été faite ba­ronne de Ba­bergh, nom sous le­quel elle siège à la Chambre des Lords comme dé­pu­tée du Par­ti tra­vailliste, nous in­vite dans un nou­veau dé­cor.

Elle nous plonge dans la mai­son où est dé­cé­dé, il y a neuf ans, le beau-père d’Is­may et Hea­ther. Au­jourd’hui, la mai­son a été di­vi­sée en deux ap­par­te­ments. La mère est ins­tal­lée à l’étage su­pé­rieur avec sa soeur (là où était la salle de bains où s’est noyé Guy) et dans le se­cond lo­ge­ment se trouvent Is­may et Hea­ther, qui ne parlent ja­mais de ce qui s’est pas­sé.

Mais peut-on gar­der un se­cret aus­si long­temps?

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.