L’AN­NÉE TWIT­TER

Quel est le mot qui a été ta­pé le plus sou­vent sur in­ter­net et ce­lui qui est re­ve­nu le plus sou­vent dans les conver­sa­tions en 2009. Oba­ma ? Vam­pire ? Mi­chael Jack­son ? Non. C’est Twit­ter.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND -

Ce ré­seau so­cial, où l’on ga­zouille à la vi­tesse de l’éclair en s’en­voyant des mes­sages de 140 mots maxi­mum, a connu une crois­sance ful­gu­rante.

Le puis­sant im­pact de Twit­ter s’est ré­vé­lé lors des évé­ne­ments en Iran. Des mil­liers de gens, à tra­vers le monde, ont sui­vi en di­rect, mi­nute par mi­nute, les ma­ni­fes­ta­tions qui ont sui­vi les élec­tions tru­quées. À tel point qu’on les a ap­pe­lées des ma­ni­fes­ta­tions Fa­ce­book/ Twit­ter.

Aux États-Unis, toutes les ve­dettes s’ex­priment sur Twit­ter. Oprah Win­frey tweete sur ses lec­tures et ses chiens. Mar­tha Ste­wart tweete des re­cettes en 140 mots. Ash­ton Kutcher et De­mi Moore s’en­voient des tweets d’amour.

Et le Qué­bec n’a pas été épar­gné par cette vague de fond. Mit­sou, An­neMa­rie Wit­ten­shaw, Coeur de pi­rate et Gilles Du­ceppe tweetent al­lè­gre­ment.

Et Do­mi­nic Ar­pin est le twit­teur qué­bé­cois qui a le plus d’abon­nés (des fol­lo­wers en lan­gage twit­ter) : 18 496 per­sonnes lisent re­li­gieu­se­ment ses pen­sées et ses ré­fé­rences quo­ti­diennes.

EN AN­GLAIS

Se­lon Glo­bal Lan­guage Mo­ni­tor (GLM), une com­pa­gnie éta­blie au Texas et qui ana­lyse les ten­dances lin­guis­tiques, Twit­ter est le mot le plus po­pu­laire de l’an­née (Top Word of 2009). « Alors que l’an­née a été mar­quée par des évé­ne­ments po­li­tiques d’en­ver­gure, une pan­dé­mie, un tsu­na­mi fi­nan­cier et la mort d’une icône de la pop, c’est le mot Twit­ter qui se dé­marque de tous les autres mots », di­sait ré­cem­ment le pré­sident de cette com­pa­gnie Paul Payack.

Je vous confesse que j’ai moi-même suc­com­bé aux charmes de Twit­ter (twit­ter.com/so­phie­du­ro­cher).

Peut-être même suis-je de­ve­nu une Twit­terAc­cro ?

Pour mon tra­vail, c’est fas­ci­nant : je suis en contact di­rect avec plein de gens qui s’in­té­ressent aux mêmes su­jets que moi et qui me tiennent au cou­rant de ce qui s’écrit et se dit dans mon do­maine.

Main­te­nant, la ques­tion qui tue : pour­quoi au­tant de fran­co­phones tweetent-ils en an­glais ? Une ré­so­lu­tion : on se ga­zouille ça en fran­çais en 2010 ?

Coeur de pi­rate, une accro de Twit­ter.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.