« IN­VEN­TEZ-VOUS DES TRA­DI­TIONS ! »

Agence QMI | Chez Ri­car­do Lar­ri­vée, Noël est une ques­tion de tra­di­tions. Pour le chef, qui est le père de trois fillettes, les ri­tuels sont sé­cu­ri­sants et, sur­tout, amu­sants. « Si vous n’en avez pas, des tra­di­tions, in­ven­tez­vous-en donc ! » lance-t-il, co

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Se créer une tra­di­tion, c’est ce que Ri­car­do et sa femme, Bri­gitte, ont fait il y a une di­zaine d’an­nées, et c’est avec joie qu’ils la per­pé­tuent. « Le 24 dé­cembre, nous fai­sons un gros par­ty de­hors. Nous al­lu­mons un feu et nous fai­sons griller des gui­mauves. Nous dres­sons un buf­fet à l’ex­té­rieur et nous bu­vons du vin chaud ou du lait avec un peu de rhum. Je pré­pare une pa­ti­noire, et les en­fants s’amusent en plein air. Ils n’ont pas le choix de ren­trer à 23h30, car il faut vite mettre les bis­cuits et les ca­rottes de­vant la che­mi­née avant le pas­sage du père Noël », ra­conte ce­lui qui in­vite pa­rents et amis à cette drôle de fête hi­ver­nale.

À part le temps qu’il fe­ra, rien n’est lais­sé au ha­sard chez les Lar­ri­vée, et c’est long­temps à l’avance que Ri­car­do pré­voit la mu­sique, l’éclai­rage et le me­nu afin de créer une soi­rée de rêve, et il es­père que ses filles re­pren­dront le flam­beau lors­qu’elles se­ront adultes.

UNE HIS­TOIRE DE FA­MILLE

Le père de fa­mille ne lé­sine pas sur l’im­por­tance des tra­di­tions; il va même jus­qu’à dire qu’elles sont es­sen­tielles. « Je crois aux tra­di­tions parce qu’elles sé­cu­risent. Si vous avez di­vor­cé cette an­née, de grâce, es­sayez de faire les mêmes ac­ti­vi­tés, d’al­ler au même par­ty, de nour­rir vos en­fants comme d’ha­bi­tude à cette pé­riode de l’an­née. C’est im­por­tant », laisse-t-il en­tendre. Ce goût de la fête et du par­tage qu’il in­culque à ses filles, le pas­sion­né de bouffe l’a ti­ré de ses propres Noëls d’en­fance. « Je viens d’une grande fa­mille gas­pé­sienne, et toute la pa­ren­té compte en­vi­ron 150 per­sonnes. J’ai donc connu de gros par­tys — avec des mon­tagnes de man­teaux de poil mouillés ! — lors des­quels ça bu­vait, dan­sait, chan­tait et jouait aux cartes», se rap­pelle-t-il.

Bien qu’il tra­vaille énor­mé­ment, Ri­car­do consi­dère tou­jours le clan comme une prio­ri­té. Ce­lui qui anime une émis­sion en fran­çais à Ra­dioCa­na­da et une autre en an­glais sur Food Net­work Ca­na­da af­firme qu’il consacre en­tiè­re­ment ses soirs et ses week-ends à sa fa­mille. « C’est pour avoir une vie que j’ai éli­mi­né l’idée de tra­vailler dans la res­tau­ra­tion. Je me suis di­ri­gé vers une car­rière en com­mu­ni­ca­tions, en pen­sant aban­don­ner la bouffe, mais fi­na­le­ment, j’ai réus­si à ju­me­ler mes deux pas­sions. Au­jourd’hui, je ne tra­vaille que très ra­re­ment les week-ends », laisse-t-il sa­voir.

Ain­si, le jeune qua­dra­gé­naire a beau­coup de temps pour les quatre femmes de sa vie. Se sen­til en mi­no­ri­té dans sa propre mai­son ? « Je suis ha­bi­tué, mais je dois avouer que ma vie est pas mal rose Bar­bie. Nous ve­nons d’avoir un filleul, et c’est avec lui que je pour­rai en­fin jouer avec des ca­mions. Quand même, avec trois filles, j’ai sans au­cun doute la paix lorsque je bri­cole ou lorsque je vais ache­ter des ou­tils », ri­gole-t-il.

PHOTO AGENCE QMI

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