Une FOLLE aven­ture

Ex­cellent ac­teur, Mi­chael Ny­q­vist jouis­sait d’une ré­pu­ta­tion et d’une no­to­rié­té en­viables en Suède bien avant qu’on lui confie le rôle du jour­na­liste Mi­chael Blomk­vist dans Mille­nium. De­puis qu’il donne vie au per­son­nage créé par Stieg Lars­son, c’est la f

Le Journal de Quebec - Weekend - - MICHAEL NYQVIST - Cé­dric Bé­lan­ger

À quel point? Les tou­ristes qui dé­barquent à Stock­holm peuvent main­te­nant s’of­frir un tour gui­dé du­rant le­quel on leur fait vi­si­ter la mai­son de Blomk­vist, le luxueux ap­par­te­ment de Lis­beth Sa­lan­der, les lo­caux du ma­ga­zine Mille­nium et plu­sieurs autres sites liés aux films.

«Je ne suis pas vrai­ment ha­bi­tué à ce­la. Il y a ces tours gui­dés, les pa­pa­raz­zis. C’est plu­tôt étrange. Ça me rend un peu pa­ra­noïaque», a dit l’ac­teur, un type plu­tôt ré­ser­vé, au cours d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique avec le Jour­nal.

Heu­reu­se­ment, se ré­jouit Ny­q­vist, les Sué­dois sont très res­pec­tueux en­vers leurs ve­dettes.

«Ils ne viennent me voir dans la rue et me disent qu’ils ont ai­mé les films. Alors, ça pour­rait être pire, ri­gole-t-il. Les Sué­dois sont très po­lis quand ils vous de­mandent un au­to­graphe. Ce n’est pas pa­reil comme en An­gle­terre ou aux États-Unis.»

PLUS PRÈS DES RO­MANS

Pour le tour­nage des deuxième et troi­sième films (le troi­sième est dé­jà sor­ti en Scan­di­na­vie) de la sé­rie Mille­nium, Ny­q­vist a fait équipe avec un nou­veau réa­li­sa­teur, Da­niel Al­fred­son, un vé­té­ran qu’il avait dé­jà cô­toyé sur d’autres pla­teaux de tour­nage. Ap­pe­lé à com­pa­rer son tra­vail avec ce­lui de Niels Ar­den Oplev, qui avait réa­li­sé le pre­mier film, Ny­q­vist a sur­tout no­té qu’Al­fred­son se col­lait da­van­tage au ro­man.

« L’autre dif­fé­rence, si­gnale-t-il, est dans la fa­çon de ra­con­ter l’his­toire. Dans le pre­mier, le spec­ta­teur est au même ni­veau que Mi­chael et Lis­beth tan­dis que, dans les deux sui­vants, il en sait plus que les per­son­nages.»

«Ce que j’aime des deux films sui- vants, c’est qu’on voit da­van­tage Blomk­vist ef­fec­tuer son tra­vail de jour­na­liste. Pour moi, c’était plus plai­sant. »

PAS UN ADEPTE DES RE­MAKES

Im­pos­sible de dis­cu­ter avec l’ac­teur sué­dois sans lui de­man­der ce qu’il pense des trac­ta­tions en cours entre les pro­duc­teurs de Mille­nium, en Suède, et les stu­dios So­ny, dé­si­reux d’ache­ter les droits an­glo­phones pour faire ses propres ver­sions des films.

« En gé­né­ral, je n’aime pas les re­makes, tranche Mi­chael Ny­q­vist. De mon point de vue, c’est étrange. Je me de­mande comment il pour­rait faire un re­make, cette his­toire étant tel­le­ment en­ra­ci­née dans la culture sué­doise. Je crois que, même aux États-Unis, ils vont voir notre film. À mon sens, ces his­toires ne sont que des ru­meurs. »

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