UNAC­TEUR TRÈS SIN­GU­LIER

Vous vous rap­pe­lez de Ni­cho­las Hoult, l'ado­rable en­fant du film Comme un gar­çon ? Eh bien, il a gran­di : Hoult vient en ef­fet de cé­lé­brer son ving­tième an­ni­ver­saire et re­prend du ser­vice dans un nou­veau long­mé­trage in­ti­tu­lé Un homme au sin­gu­lier.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Agence QMI

UN PAS­SAGE

Ce film re­late l'his­toire d'un pro­fes­seur ho­mo­sexuel (Co­lin Firth) en deuil de son amant. Comme l'ac­tion se dé­roule en 1962, il lui est dif­fi­cile d'avouer son orien­ta­tion sexuelle et d’ex­pri­mer son cha­grin.

Ni­cho­las Hoult joue le rôle d'un étu­diant doué et au­da­cieux, grâce à qui le pro­fes­seur re­prend goût à la vie.

Au té­lé­phone de­puis Los Angeles, Hoult af­firme que ce film consti­tue un dé­but de car­rière de réa­li­sa­teur très pro­met­teur pour Tom Ford, mieux connu en tant que de­si­gner de mode : « Il a fait men­tir ses dé­trac­teurs, c'est vrai­ment un ex­ploit. Beau­coup de gens pen­saient qu’Homme au sin­gu­lier ne se­rait qu'un exer­cice de style sans pro­fon­deur. Mais Tom a si­gné lui-même l'adap­ta­tion à l'écran du ro­man de Christopher Isher­wood. Il a fait un bon tra­vail, presque au­to­bio­gra­phique à cer­tains égards. »

Le jeune Ni­cho­las Hoult pour­suit la conver­sa­tion en ne ta­ris­sant pas d'éloges pour le reste de la distribution. Comme on a pu le consta­ter dans plu­sieurs en­tre­vues ces der­nières an­nées, cet ac­teur bri­tan­nique dé­borde de gé­né­ro­si­té et d'en­thou­siasme.

Ceux qui ont eu la chance de le voir évo­luer avec ai­sance dans la sé­rie té­lé Skins, au Royaume-Uni, sont dé­jà ha­bi­tués à voir un ac­teur ma­ture. Mais pour le pu­blic nord-amé­ri­cain, c'est le film Un homme au sin­gu­lier qui fe­ra of­fice de pas­sage à l'âge adulte pour le co­mé­dien.

« Ce film ne fai­sait par­tie d'au­cun plan de car­rière pré­cis, af­firme pour­tant Hoult. C'était un pro­jet que j'ai­mais, et il y avait plein de gens for­mi­dables im­pli­qués de­dans. De toute fa­çon, comme on ne sait ja­mais quel se­ra le ré­sul­tat fi­nal d'un tour­nage, on ne peut pas vrai­ment agir en fonction de sa ca­pa­ci­té ou non à re­lan­cer une car­rière. Il faut sim­ple­ment es­pé­rer les meilleurs ré­sul­tats pos­sible, en fai­sant confiance à l'équipe. »

Les ins­tincts de Hoult ne l'ont pas trom­pé jus­qu'ici. Né d'un père pi­lote et d'une mère en­sei­gnante de pia­no, le jeune ac­teur n'avait que trois ans lors­qu'un di­rec­teur de théâtre l'a re­mar­qué. Oeu­vrant d'abord sur les planches de la pièce The Cau­ca­sian Chalk Circle, il a fait ses dé­buts au ci­né­ma dès l'âge de cinq ans dans Re­la­tions in­times. Au dé­but de son ado­les­cence, c'est le film Comme un gar­çon qui a vé­ri­ta­ble­ment lan­cé sa car­rière. Par la suite, on l'a vu dans Wah-Wah, The Wea­ther Man et Ki­dul­thood, ain­si que dans plu­sieurs pièces de théâtre et sé­ries té­lé.

En 2007 et 2008, il a été fort oc­cu­pé par le tour­nage de Skins, la sé­rie « sexe, drogue et rock'n'roll » qui a éga­le­ment contri­bué à as­su­rer sa no­to­rié­té.

En fait, l'em­ploi du temps de Hoult était si char­gé qu'il a dé­ci­dé d'in­ter­rompre ses études il y a deux ans. « J'ai pen­sé qu'il valait mieux me concen­trer en­tiè­re­ment sur ma car­rière d'ac­teur, plu­tôt que de bâ­cler le tra­vail sur deux fronts à la fois. De toute fa­çon, il y a beau­coup de choses à ap­prendre en de­hors de l'école. »

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