LETOP DESSÉRIES AMÉ­RI­CAINES

L’his­toire ju­ge­ra la sé­rie CSI de fa­çon très po­si­tive. Comme c’est le cas pour bon nombre d’ar­tistes in­no­va­teurs, CSI — sé­rie té­lé­vi­sée qui a ins­pi­ré toute une ar­mée de sous-pro­duits et d’imi­ta­tions de­puis son lan­ce­ment le 6 oc­tobre 2000 — n’a pas été app

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Agence QMI

Un pu­blic loyal l’adore, bien sûr, mais les prix et les cri­tiques ont eu du mal à suivre, et nous sa­vons que ce­la in­com­mode les pro­duc­teurs de la sé­rie. Croyez-moi, ce­pen­dant, on se sou­vien­dra de la dé­cen­nie du double zé­ro, ou peu im­porte comment vous l’ap­pe­lez, comme celle de la sé­rie té­lé­vi­sée CSI.

Il faut si­gna­ler que je ne suis pas per­son­nel­le­ment un fervent de ce genre de pro­cé­dure. Chaque fois que je vois une émis­sion CSI, je l’ap­pré­cie. Mais lorsque je re­garde la té­lé­vi­sion pour mon plai­sir, plu­tôt que dans le cadre de mon rôle de cri­tique té­lé­vi­suel, mes goûts per­son­nels me portent vers les co­mé­dies de ré­seau ( The Of­fice, 30 Rock, The Big Bang Theo­ry, Les Simp­sons), ou les émis­sions main­te­nant en vogue of­fertes sur le câble ( Mad Men, True Blood, Dexter, Weeds).

Ce­la dit, je re­con­nais que CSI est l’une des quelques rares sé­ries d’émis­sions de l’his­toire de la té­lé qui a réel­le­ment trans­for­mé le mé­dium. CSI — une sé­rie ori­gi­nale de CBS qui est aus­si dif­fu­sée sur les ondes de CTV au Ca­na­da — a do­mi­né les cotes d’écoute du­rant la pre­mière par­tie de cette dé­cen­nie. Même main­te­nant, avec le dé­part de l’éton­nam­ment po­pu­laire Gil Gris­som des sé­ries ori­gi­nales, CSI, CSI: Mia­mi et CSI: Man­hat­tan pi­mentent en­core le top 10 canadien, et le top 20 re­gorge de sé­ries co­piées comme Es­prits cri­mi­nels, NCIS: en­quêtes spé­ciales and NCIS: Los Angeles.

«Je parle au nom de la distribution, de l’équipe, des scé­na­ristes et des pro­duc­teurs: nous ne sommes pas fa­ti­gués de faire CSI, a dit le pro­duc­teur Ca­rol Men­del­sohn, lorsque les au­teurs té­lé ont vi­si­té le pla­teau en jan­vier 2009. Nous conti­nue­rons tant que l’émis­sion ira bien et que nos amis de CBS nous vou­dront en ondes. »

La sé­rie CSI n’a pas in­ven­té le for­mat pro­cé­du­ral, mais elle l’a éle­vé d’un cran en l’ame­nant au la­bo. Elle a même sus­ci­té une vé­ri­table ré­ac­tion vio­lente en cour en rai­son de « l’ef­fet CSI », qui met de la pres­sion sur les pro­cu­reurs puisque les ju­rys croient que la science de­vrait prou­ver sans au­cun doute la culpa­bi­li­té, plu­tôt qu’avec un doute rai­son­nable.

DRAME

À la fois sur et en de­hors de l’écran, au­cune sé­rie n’a été plus im­por­tante et n’a eu plus d’in­fluence au cours des 10 der­nières an­nées. C’est le drame de la dé­cen­nie, et il de­vien­dra en­core meilleur avec l’âge.

Main­te­nant, un bref mot au su­jet de la co­mé­die. Ce qui est iro­nique dans les 10 der­nières an­nées, c’est que bien que nous ayons vu cer­taines des meilleures co­mé­dies de si­tua­tion de l’his­toire - sans par­ler de la meilleure sit­com ca­na­dienne ja­mais pro­duite, Cor­ner Gas - dans l’en­semble, le genre a eu de la dif­fi­cul­té. Nous sommes chan­ceux, ce­pen­dant, de vivre à l’ère du Dai­ly Show avec Jon Ste­wart.

L’émis­sion Le Dai­ly Show a été dif­fu­sée sur les ondes de CTV et du ré­seau canadien Co­me­dy Net­work aux alen­tours de la mi-1990, mais est de­ve­nue une ré­fé­rence cultu­relle en 2000, du­rant la contro­ver­sée cam­pagne élec­to­rale pré­si­den­tielle amé­ri­caine. CSI et Jon Ste­wart: le meilleur à la té­lé jus­qu’ici au 21e siècle.

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