« EST-CE QU’ON EST REN­DUS ? »

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME -

Les em­ployés du train sont tous po­lis, in­for­més, ca­pables de s’ex­pri­mer en an­glais et en fran­çais et prêts à ré­pondre aux ques­tions des pas­sa­gers, mais ils com­mencent à s’ex­cu­ser de plus en plus sou­vent (sur­tout aux en­fants) quand on leur de­mande dans en­core com­bien de temps on ar­rive.

La frus­tra­tion se trans­forme en im­pa­tience. En­fin, à 3 h 58, l’Ex­press ar­rive à Moo­so­nee avec plus de deux heures de re­tard. Pour ceux qui es­pé­raient vi­si­ter Moo­so­nee et l’île de Moose Fac­to­ry du­rant le jour, il reste moins de deux heures pour suivre une des tour­nées qui durent ha­bi­tuel­le­ment quatre heures. La mo­ro­si­té est à son comble.

Les pas­sa­gers marchent plu­sieurs cen­taines de mètres le long de First Street avant d’ar­ri­ver au bord de l’eau où nous at­tendent plu­sieurs Au­toch­tones prêts à louer leurs im­menses ca­nots de 25 pieds pour em­me­ner les tou­ristes sur l’île. Même si la tour­née à pied dure moins d’une heure, ils n’at­tirent presque per­sonne. Au­cun d’entre eux n’a vou­lu don­ner son nom à un jour­na­liste, mais ils sont tous clai­re­ment frus­trés par ce re­tard.

« C’est la rai­son pour la­quelle nous avons ar­rê­té, af­firme une dame qui a dé­jà of­fert un ser­vice fa­mi­lial de tour­nées gui­dées à Moo­so­nee. On ne peut pas comp­ter sur eux », a-t-elle dé­cla­ré lors d’une conver­sa­tion ano­nyme en par­lant des re­tards de l’Ex­press. Sa fa­mille a été obli­gée de re­non­cer au tou­risme qui n’était plus ren­table.

PHOTOS SUN ME­DIA

Le Po­lar Bear Ex­press, le train On­ta­rio North­land nu­mé­ro 622. La vue pa­no­ra­mique per­met d’ad­mi­rer les pay­sages au long des côtes de la baie James. La voi­ture-jeu fa­ci­lite les voyages en fa­mille.

L’ex­cur­sion s’étend entre Co­chrane et Moo­so­nee.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.