« MER­CI D’AVOIR CHAN­GÉ MA VIE » — Sylvain Cos­sette

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Da­ny Bou­chard

MON­TRÉAL | Paul McCart­ney a chan­gé la vie de Sylvain Cos­sette et c’est aus­si lui, d’une cer­taine fa­çon, qui lui a en­sei­gné le chant.

« J’ai com­men­cé à jouer de la mu­sique à 15 ans. En fait, je dis que j’ai com­men­cé à jouer de la mu­sique, mais j’ai plu­tôt com­men­cé à jouer celle des Beatles. Ils ont été mes profs de chant, tout par­ti­cu­liè­re­ment McCart­ney, ra­conte le chan­teur.

« C’était l’époque des “long-jeux”. On les usait. Je met­tais l’al­bum blanc en me cou­chant, chez nous. Avec mon pre­mier

band, on jouait juste, juste des Beatles. Je me ta­pais toutes les tounes de McCart­ney parce que j’ai une voix haute. »

Sylvain Cos­sette a tou­jours ai­mé les mé­lo­dies si par­ti­cu­lières de McCart­ney, d’ap­pa­rence si simples, mais sou­vent très com­plexes.

« J’ai vu bien des pia­nistes ta­len­tueux avoir de la dif­fi­cul­té à jouer Let It Be, fai­til re­mar­quer.

« Plus j’écou­tais les Beatles, plus je re­con­nais­sais son ta­lent », ajoute le chan­teur en clas­sant John Len­non « pas loin der­rière ».

Sylvain Cos­sette a vu Paul McCart­ney en spec­tacle une fois, à To­ron­to, avec Matt Laurent, Da­niel Bou­cher et Pierre Mar­chand.

« C’était mer­veilleux, j’en re­ve­nais pas. Il avait 63 ans et il par­lait de la chan­son

When I’m Six­ty-Four. Il n’y a pas beau­coup de gens qui sont ai­més et connus comme lui dans le monde en­tier. Au dé­but de son show, il pas­sait un pe­tit film où on le voyait par­tout dans le monde. Tu re­gardes ça et tu te dis : “Res­pect, com­plè­te­ment.” C’est un dieu de la mu­sique! »

THE LONG AND WIN­DING ROAD

En juin, Sylvain Cos­sette, Marc Dé­ry, Jean-François Breau et Gre­go­ry Charles ont fait équipe pour re­vi­si­ter le ré­per­toire com­plet du groupe bri­tan­nique dans le cadre du Mon­dial Cho­ral.

« Il a in­fluen­cé le cou­rant mu­si­cal et il ne s’est pas dé­na­tu­ré, fait re­mar­quer Sylvain Cos­sette. Il a fait sa vie avec son style, sans ja­mais chan­ger ce qu’il est », ajoute le chan­teur.

Der­niè­re­ment, la com­pagne de Sylvain Cos­sette lui a ache­té le nou­veau cof­fret re­ma­tri­cé en sté­réo.

« Une couple de fois par an­née, je me tape toutes les tounes des Beatles », confiet-il, ajou­tant que sa chan­son fa­vo­rite de McCart­ney reste The Long and Win­ding

Road.

« Il joue tou­jours à sa fa­çon, que ce soit au pia­no, à la gui­tare ou avec un uku­lé­lé. (...) C’est l’un des top-mé­lo­distes qu’on a dans la mu­sique pop », dit-il au su­jet du mu­si­cien de 68 ans.

Sylvain Cos­sette se­ra évi­dem­ment au spec­tacle de jeu­di au Centre Bell. Il n’a ja­mais eu la chance de ren­con­trer McCart­ney, mais si l’oc­ca­sion se pré­sente un jour, il au­ra plu­sieurs choses à lui dire.

« Mer­ci d’avoir chan­gé ma vie, d’avoir été mon pro­fes­seur, d’avoir chan­gé le cours de la mu­sique. »

PHOTO D’ARCHIVES

Pour Sylvain Cos­sette, Paul McCart­ney n’est rien de moins qu’« un dieu de la mu­sique ».

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