UN BON­HEUR PLA­NANT!

Seuls ath­lètes qué­bé­cois du spec­tacle To­tem, les tra­pè­zistes Ro­sa­lie Du­charme et Louis-Da­vid Si­mo­neau pla nent de bon­heur. Ils sa­vourent le bain de culture que leur offre leur pre­mière grande aven­ture avec le Cirque du So­leil!

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Pierre O. Na­deau PIERRE.NA­DEAU@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

En créant leur nu­mé­ro de bal­let aé­rien en duo, les deux jeunes ar­tistes cher­chaient à l’ori­gine à faire bonne im­pres­sion et à dé­cro­cher un di­plôme à l’École na­tio­nale du cirque de Mon­tréal.

Ils étaient loin de se dou­ter que ce nu­mé­ro en­re­gis­tré sur DVD les amè­ne­rait, à peine quelques mois plus tard, de­vant Robert Le­page, qui s’em­ployait alors à créer le spec­tacle de tour­née To­tem.

« On avait en­voyé notre DVD à quelques com­pa­gnies de cirque et à notre grande sur­prise, la ré­ponse est ve­nue du Cirque du So­leil. L’or­ga­ni­sa­tion a été sé­duite par notre DVD et on n’a pas eu à pas­ser d’au­di­tion », ex­plique Louis-Da­vid Si­mo­neau, ar­tiste ori­gi­naire de Ma­gog qui a dé­cou­vert la fas­ci­na­tion du tra­pèze dès 14 ans.

Il forme un tan­dem avec Ro­sa­lie Du­charme. La Mont­réa­laise a évo­lué pen­dant huit ans dans le monde de la gym­nas­tique ryth­mique.

En­semble, ils ont su créer une sym­biose unique dans le nu­mé­ro de huit mi­nutes consi­dé­ré comme un des mo­ments forts du spec­tacle To­tem.

JEU DE SÉ­DUC­TION

Du haut de leur tra­pèze, nos jeunes Qué­bé­cois pré­sentent une per­for­mance ath­lé- tique à tra­vers une cho­ré­gra­phie ori­gi­nale qui trace « un jeu de la sé­duc­tion re­lié aux mal­adresses des pre­mières ren­contres amou­reuses ». Ils sont les seuls ath­lètes qué­bé­cois du spec­tacle qui réunit des ar­tistes pro­ve­nant de 19 pays.

« Au dé­but, on per­ce­vait le Cirque du So­leil comme une grosse ma­chine qui nous fai­sait un peu peur, mais on a vite dé­cou­vert avec sou­la­ge­ment son fac­teur hu­main très pré­sent dans un vé­ri­table cli­mat de fa­mille mul­ti­cul­tu­relle. Les gens du Cirque font beau­coup d’ef­forts pour rendre leurs ar­tistes heu­reux », té­moignent nos deux ath­lètes qui, avant leur em­bauche par le Cirque pour un contrat de deux ans, as­pi­raient plu­tôt au mar­ché des ca­ba­rets eu­ro­péens.

« On a tous les deux le goût de voya­ger et l’Eu­rope nous at­tire prin­ci­pa­le­ment », pré­cise Louis-Da­vid Si­mo­neau qui dit avoir dé­jà hâte de se re­trou­ver, après l’es­cale à Québec, en sol eu­ro­péen pour une longue sé­rie de re­pré­sen­ta­tions à Am­ster­dam et à Londres.

« Ça se passe bien, en cou­lisses, avec les autres ar­tistes du spec­tacle. Il n’y a pas de vé­ri­table bar­rière lin­guis­tique. Ça n’a rien d’une tour de Ba­bel. Presque tout le monde, in­cluant les ar­tistes russes, se dé­brouille en an­glais, sauf les Chi­noises qui ont leur in­ter­prète », ex­plique LouisDavid Si­mo­neau, en ajou­tant que « non, il n’y a pas de ri­va­li­té entre les ar­tistes, du fait que nous fai­sons des choses dif­fé­rentes ». Il di­ra en­core : « à l’ex­té­rieur du Cirque, du­rant nos jour­nées de congé, on par­ti­cipe à l’oc­ca­sion à des ac­ti­vi­tés de groupe. En­core der­niè­re­ment, nous sommes al­lés à des glis­sades d’eau en groupe ». Quand nous se­rons en Eu­rope, c’est cer­tain qu’on en pro­fi­te­ra pour vi­si­ter... »

Pré­sen­ter jus­qu’à une di­zaine de per­for­mances par se­maine ré­clame de la dis­ci­pline, re­con­naît le tan­dem qui se livre à des exer­cices quo­ti­diens de mus­cu­la­tion « ci­blés », no­tam­ment à la hau­teur des épaules. « Mais of­frir au­tant de per­for­mances, ça garde la forme », ter­minent-ils avec le sou­rire.

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