UN BEAU SU­JET DE CI­NÉ­MA, SE­LON VINCENT CAS­SEL

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - MCLORD@JOUR­NALMTL.COM Mi­chelle Coudé-Lord

MON­TRÉAL | Vincent Cas­sel est Jacques Mes­rine au ci­né­ma. Il ne veut sur­tout pas pré­sen­ter ce gang­ster comme un hé­ros, mais avoue avoir ado­ré per­son­ni­fier ce bandit. Ma­rié à la ve­dette Mo­ni­ca Bel­luc­ci, l’ac­teur condamne les pa­pa­raz­zi et la presse à scan­dale.

Au bout du fil, en di­rect de Los An­geles, Vincent Cas­sel. L’ac­teur-ve­dette de 44 ans a une voix franche et cha­leu­reuse. Ou­bliez la voix de ve­dette qui fait la grosse tête. Ce n’est pas son cas.

« Ce film fut réa­li­sé du­rant un grand tour­nant dans ma vie. À 40 ans et au mo­ment où j’ai dû vivre la perte de mon père. Jacques Mes­rine est un su­jet de ci­né­ma in­croyable, élec­trique je di­rais. Bien sûr qu’il y a des pour et des contre, mais, pour moi, Jacques Mes­rine est une icône du contre-pou­voir. Ce n’est pas un Robin des bois. Nous n’avons rien fait dans ce film pour le rendre sym­pa­thique. »

Il était à Los An­geles, cette se­maine, pour vendre Mes­rine, le film, aux Amé­ri­cains. On sait que le film, a connu beau­coup de suc­cès en France.

« Je crois que l’his­toire de ce gang­ster pour­ra plaire aux Amé­ri­cains. Je m’at- tends à un bon ac­cueil. C’est le genre de ci­né­ma que les Amé­ri­cains aiment », croit Vincent Cas­sel.

ROY DU­PUIS À SES CÔ­TÉS

Il dit avoir ai­mé re­trou­ver Roy Du­puis qui in­ter­prète son com­plice qué­bé­cois, Jean-Paul Mer­cier, dans le film.

«Nous nous sommes connus à 20 ans. Il est de­ve­nu une ve­dette et pour moi je n’en voyais pas d'autres que lui pour ce rôle. C’est un grand. »

Même s’il ac­cu­mule les rôles, il reste conscient qu’il tra­vaille dans une in­dus­trie ci­né­ma­to­gra­phique fra­gile.

« Mais j’aime ce mé­tier où rien n’est ja­mais sûr et qui nous fait vivre dans le doute per­ma­nent. C’est mon mé­tier et je fais ce que je peux avec ce que j’ai », di­til.

HEU­REUX EN AMOUR

Il tour­ne­ra dans quelques mois, du­rant le Car­na­val de Rio, une comédie ro­man­tique avec sa femme, Mo­ni­ca Bel­luc­ci.

Le couple a deux filles, De­va, née en 2004, et Léo­nie, qui a vu le jour le 21 mai à Rome.

Quand il parle de sa fa­mille et de sa Mo­ni­ca, sa voix de­vient toute douce.

« Cette femme, c’est l’amour de ma vie. Je me vois vieillir avec elle », nous confie Vincent Cas­sel.

Le couple est pour­chas­sé par la presse people et les pa­pa­raz­zi en Eu­rope. L’ac­teur n’est pas tendre en­vers ceux qui le suivent pas à pas, lui et les siens.

«Les pa­pa­raz­zi sont pour moi comme une ma­la­die dont il faut se dé­bar­ras­ser. C’est dra­ma­tique. Je trouve que la presse ni­velle par le bas. On ne dit plus rien. Je ne suis pas très mé­dias so­ciaux, tous ces Twit­ter, ce Net... Tout va vite, mais on se de­mande si la vraie in­for­ma­tion, celle qui compte a en­core une place »,

s’in­ter­roge l’ac­teur. Mes­rine : L’ins­tinct de mort sort en salles le 13 août et Mes­rine : L’en­ne­mi pu­blic n° 1 en salle le 27 août.

PHOTOS D’ARCHIVES

Le Fran­çais Vincent Cas­sel campe le gang­ster Jacques Mes­rine dans deux films qui se­ront bien­tôt (et en­fin) à

l’af­fiche au Québec.

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